Liz Phair
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5 facettes de Liz Phair à travers l’album Exile in Guyville

Artiste culte, femme de tête, provocatrice, résolument féministe : Liz Phair a marqué une génération avec son premier album Exile in Guyville. La chanteuse indie lo-fi de Chicago s’arrêtera au Théâtre Corona le 8 octobre prochain dans le cadre d’une tournée commémorant les 25 ans de cet album culte. Billets en vente par ici. Question de se remémorer ses années les plus fastes, et parfois controversées, retour sur 5 facettes de sa personnalité.

 

Liz… la provocatrice

Dans ses chansons, Liz Phair n’hésite pas à y aller franchement pour exprimer ses pulsions. Si les paroles du titre Glory évoquent à demi-mots un cunnilingus sur l’album Exile In Guyville (1993), la palme de la strophe la plus intense revient probablement à Flower qui explique l’acte sexuel de manière assez… explicite. 

« I want to fuck you like a dog
I’ll take you home and make you like it
Everything you ever wanted
Everything you ever thought of
Is everything I’ll do to you
I’ll fuck you till your dick is blue »

Liz… la romantique

Liz Phair n’est pas qu’une provocatrice, elle dévoile une part de romantisme. Comme son nom l’indique, la chanson Fuck and Run évoque ces hommes qui ne rappellent pas après avoir fait l’amour. Quant à la chanteuse, elle espère trouver un vrai chum un peu kétaine qui lui écrirait des lettres. Sa réflexion pousse toutefois à se demander si elle ne va pas finir seule toute sa vie…

« And I want a boyfriend
I want a boyfriend
I want all that stupid old shit like letters and sodas
Letters and sodas »

Liz… l’activiste

Dans sa phase pop, Liz Phair affirmera sur Extraordinary « I am extraordinary, if you ever get to know me » (2003). Mais dix ans plus tôt, ce sera surtout par son premier album que se formera son activisme féministe. Selon la légende urbaine, Exile In Guyville est une réponse à l’album Exile On Main St. des Rolling Stones tout en étant une réaction face à la domination masculine sur la scène rock. Ainsi, on trouve souvent des paroles qui mettent en valeur les femmes et les décisions qu’elles prennent comme sur Girls ! Girls ! Girls.

« You’ve been around enough to know
That if I want to leave, you better let me go
Because I take full advantage of every man I meet »

Liz… la tourmentée

Dans Exile In Guyville, certaines paroles sont crues tel qu’illustré précédemment. Il y a aussi chez Liz Phair ces phases où les métaphores peuvent dicter une réalité du moment, surtout celle des déceptions amoureuses comme sur Johnny Sunshine qui évoque une voiture volée ou encore… un chat tué. Troublant.

« You killed the cat, burned it in antifreeze
Dumped in the trunk with the rest of the cattlefeed
You took the house, you went and changed the locks
Now I am stuck living out of a box »
 

Liz… l’évasive

Si l’album Exile In Guyville évoque très souvent des relations (houleuses) entre Liz Phair et les hommes, la chanteuse prend parfois de la hauteur comme sur Stratford-on-Guy. C’est tout un moment passé dans la cabine d’un avion que l’on vit avec l’artiste née à Chicago qui passe par sa ville, évoque les étendues d’eau ou encore son expérience dans les airs. Peut-on y lire une nouvelle métaphore cachée ?

« I was flying into Chicago at night
Watching the lake turn the sky into blue-green smoke
The sun was setting to the left of the plane
And the cabin was filled with an unearthly glow
In 27-D, I was behind the wing
Watching landscape roll out like credits on a screen »


* Cet article a été produit en collaboration avec evenko.

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