Festival '77 Montréal
Critique Publié le

’77 MONTRÉAL 2019 | Le bal punk des vétérans!

N’en déplaise aux géographes de tout poil, ce vendredi 26 juillet comptait beaucoup plus de crêtes que de montagnes sur l’Île Sainte-Hélène du Parc Jean-Drapeau! Et pour cause, il s’y déroulait le festival punk ’77 MONTRÉAL sur le nouveau site du Parc Jean-Drapeau rénové et avec une scénographie vraiment bien repensée et visuellement belle à voir! En plus, le beau temps était de la partie, alors que demander de plus? Cette année, les gros noms du festival étaient très orientés punk old-school ou comme on dit dans le jargon « les vieux de la vieille » avec la présence entre autres de The Exploited, Pennywise et Bad Religion.



The Exploited

C’est le grand retour du groupe phare de hardcore écossais après sa non-présence en 2003 qui avait fait le bonheur des assureurs de voiture suite à l’émeute qui s’était déclenchée à l’époque. Cette fois-ci, le soleil brûle encore dans le ciel que les pionniers du trash-punk investissent la scène.

Comme à son habitude, l’iconique chanteur Wattie Buchan arbore sa crête rouge et ses multiples piercings au visage (du moins ce sont les seuls qui sont visibles). Puis c’est parti pour…ben du Exploited! Des paroles acerbes balancées par le chanteur dans une attitude vindicative, le tout sur des guitares saturées et un tempo ultra-rapide! Évidemment les fans sont au premier rang et la moshpit brasse comme il se doit.

Le groupe finira sa prestation avec sa célèbre Sex and Violence où le public est invité à monter sur la scène pour reprendre en chœurs le refrain éponyme et où on retrouve Pêle-Mêle : le type qui veut plus lâcher le micro, le gars saoul qui est déjà au concert d’après dans sa tête, celui qui tente désespérément de monter mais trop tard, celui qui croit que c’est lui que le public regarde, celui qui déchire son t-shirt et … ah non, sauf erreur de ma part, on aura pas droit à celui qui tente de se prendre en selfie avec les membres du groupe! Un bon point!

 

Pennywise

Groupe phare de la scène punk-rock californienne des années 90, Pennywise est connu pour jouer un punk brut et énergique qui sent bon la rébellion. Une chose me frappe de plus en plus, plus il vieillit, plus le chanteur Jim Lindberg ressemble à Bill Murray!  En même temps ça fait sens parce que la setlist de Pennywise, c’est un petit peu le Grounghog Day de la musique!

Leurs hits, la chanson des Beastie Boys etc. sans compter les monologues interminables du chanteur entre les tounes et enfin finir par Bro Hymn sous les oho du public. Rien de bien neuf sous le soleil. Ah si, le lancé de gâteau de fête du chanteur dans…les barrières de la scène!

Bad Religion

Encore un groupe iconique qui a vu grandir des bands comme Rancid ou NOFX! Même si j’ai l’impression de voir mon comptable ( et ses associés) sur scène, le set de Bad Religion est impeccable! Le rendu est proche des albums même au niveau des chœurs mélodiques qui caractérisent si bien le groupe.

Les membres de la formation joueront même quelques nouvelles pièces et on les sent vraiment enthousiastes à l’idée de les présenter. Ils n’oublieront pas non plus de jouer leurs hits comme Los Angeles is Burning, Sorrow ou American Jesus. 

Rien à redire! Une prestation parfaite, respectueuse et agréable à écouter!

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