Limp Bizkit
Critique Publié le

Agora Fest 2019 | Limp Bizkit came to party like it was 1999

C’est ce weekend qu’avait lieu la renaissance de la mythique Agora de Québec après plus de 6 ans sans spectacle musical à grand déploiement. Avec une première soirée avec Dennis DeYoung vendredi, c’était ensuite au tour de Limp Bizkit samedi soir d’en mettre plein la vue avec leur nu métal exceptionnel.

La dernière fois que l’Agora de Québec avait accueilli un concert musical, c’était en 2012, avec le passage d’Avenged Sevenfold et de Slash. Puis vint l’idée folle de faire renaître de ses cendres l’agora avec une fin de semaine complète de spectacle pour tous les gouts. De là naitra l’Agora Fest, qui a eu lieu lors de la fin de semaine de la fête du Travail.

Si l’idée semblait un peu folle, elle le sera moins pour les admirateurs de Limp Bizkit qui se sont déplacés en masse pour le tout premier passage de la formation californienne dans la vieille Capitale, samedi. Avec des premières parties en feu et un Fred Durst plus en forme que jamais, la soirée promettait d’être mémorable.


Limp Bizkit

La toute première rencontre entre Limp Bizkit et ses admirateurs de la vieille Capitale a mis vingt ans à finalement se concrétiser. S’ils sont déjà venus au Heavy MTL et à Woodstock en Beauce, ils arrivaient finalement en grande pompe à Québec avec leur nu metal en cette soirée frisquette de fin d’août.

Dès les premières notes de My Way, la foule s’est mise à sauter et à hurler les paroles avec le chanteur Fred Durst, énergique et bien déterminé à faire exploser l’Agora remplie à craquer. Même la foule dans les gradins ne tenait plus en place. La formation a aussitôt enchainé avec que des succès, aussi entrecoupés de quelques extraits de succès rock offerts par DJ Lethal et quelques reprises bien interprétées, comme Smells Like Teen Spirit, de Nirvana et Killing in the Name, de Rage Against the Machine, servie sur un plateau d’argent.

Nous aurons même droit à quelques déhanchements salaces du guitariste, Wes Borland, qui pour l’occasion, était flanqué de son plus beau slip vert fluo un peu trop révélateur et qui s’offrira une petite parade en crowd surfing (non sans probablement s’être fait attraper les parties, lui qui ne portait que son slip vert et un veston gris) et un show de cabaret en intermède.

Plusieurs se souviendront de leur soirée longtemps, notamment ce fan qui aura eu l’improbable chance de « gueuler » avec Durst sur scène sur Full Nelson. Il était tellement bon qu’on aurait dit que le tout était arrangé avec le gars des vues.

BOUNDARIES

Boundaries, groupe de Québec qui en est à leur tout premier spectacle grand public, «dans une place en forme de WiFi» , comme le soulignera le chanteur Maxime Maltais, a mis le feu à la place. L’énergie contagieuse de la formation n’aura pas tardé à faire bouger le public du côté admission général, puis du côté VIP, surtout après l’intervention de Maltais qui s’intègre littéralement dans la foule afin de partir un énorme mosh pit.  Il ira même jusqu’à nous balancer à la gueule des bombes fumigènes rose bonbon question de l’attiser encore plus.

Dance Laury Dance

La réputation des gars de party de Dance Laury Dance n’est plus à refaire et qui de mieux qu’eux pour préparer le terrain pour Limp Bizkit!

Beaucoup moins gentils et plus trash que Boundaries, qui en avait déjà à revendre, les cinq gars de Québec sont montés sur scène avec énergie, en bedaine et attriquée de jeans blancs, sauf pour le chanteur Max Lemire, tout habillé en noir, nous lançant à la gueule leurs rocks pesants versant dans le métal et leurs éternelles grivoiseries en tous genres.

Admirons ici la précision avec laquelle Max Lemire, a attrapé et calé une bière qui venait droit du public, du premier coup, lui qui s’est aussi souvent intéressé à la consommation d’alcool des spectateurs en plus de dédier des chansons à Chantal Machabée et France Castel.

Vos commentaires