Ariana Grande
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Ariana Grande au Centre Bell | Comment faire taire les détracteurs

Lundi soir, Ariana Grande était de passage au Centre Bell pour nous présenter sa tournée Dangerous Woman. Oui, on était là. Mets-en que c’était bon.


Le Centre Bell est pratiquement plein. Dans la foule, il y a autant d’enfants que d’adolescents que de jeunes adultes et que d’adultes. Soudainement, les lumières se tamisent. Devant la scène, on voit l’Américaine apparaître, avec un décompte de 10 (DIX !!) minutes. Ariana envoie des baisers à la foule et balaie les haters. Le décompte est vraiment trop long.

Enfin le moment tant attendu. La tension est palpable. Ariana émerge du sol telle une fleur sensuelle. Sans perdre de temps, elle lance Be Alright. Une séance de voguing bat son plein. L’esthétique minimaliste est contrebalancé par le prochain titre, Everyday, où on voit déjà les prouesses pyrotechniques de l’équipe de production, ainsi que le visage de Future sur le grand écran (qui fait tout la largeur de la salle). Ari se ballade sur le pont en forme de T qui va jusqu’au milieu de la foule et prend son rôle de hype man très au sérieux.

Des plateformes qui montent et descendent, des lasers, peu importe. La caméra n’a d’yeux que pour la jeune chanteuse, son visage projeté sur l’écran avec un effet miroir. Une Ariana c’est bien, mais deux c’est mieux.

Après un court entracte, Ari reste fidèle à son habitude de surgir du sol, cette fois assise sur des escaliers blancs. Elle entame Knew Better / Forever Boy, puis une version alternative de son single One Last Time. En effet, la trame EDM de la version originale vieillit plutôt mal, alors on opte ici pour un son plus minimaliste, voire jazzé, telle l’esthétique plus soigné de son dernier album. Enfin, on calme le jeu. Toujours au milieu de la foule, la starlette chante Leave Me Lonely en donnant des bisous à ses fans. Tout le monde est à sa merci. Elle le sait.

Bien qu’elle vocalise comme s’il n’y avait pas de lendemain à chaque chanson, c’est vraiment dans les moments plus lents qu’elle fait taire ses détracteurs. C’est aussi là qu’elle semble avoir le plus de plaisir. Autrement, elle danse beaucoup, mais dans les moments plus intenses, elle a parfois de la difficulté à suivre ses danseurs. Quand même, elle ne rate pas une note.

Surprise, après un autre entracte où l’écran est tapissé de messages féministes — not asking for it, divine, playful, soft, woman, human, etc — Ariana arrive de derrière la scène, au même moment où les premiers accords de Side to Side se font entendre. Elle se trouve sur un vélo stationnaire, en référence au vidéoclip de la chanson avec Nicki Minaj. Une version raccourcie de Bang Bang est suivie de Greedy et I Don’t Care.

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Un autre entracte. L’écran est tapissé d’une galaxie. Ariana sort de nul part (pas du sol) et vient interpréter Moonlight. Pendant ce temps, des fans tiennent des affiches où on peut lire “the moonlight guided me to you”, ce qui semble toucher la chanteuse. Après, Love Me Harder et Break Free (aussi en version alternative), il y a des applaudissements à n’en plus finir, supportés de remerciements à n’en plus finir. Qu’à cela ne tienne, Ariana à un show à donner. Elle entame Sometimes (où des ballons tombent du plafond), Thinking About You, Problem (version alternative) et Into You (version originale). Elle quitte la scène sous un tonnerre d’applaudissement, on attend le rappel. On regrette de ne pas avoir de bouchon d’oreille.

Enfin, Dangerous Woman, la chanson titre de l’album et de la tournée. La jeune femme parcourt la scène, la foule suspendue à ses lèvres. Elle conclut avec des effets pyrotechniques et un guitariste qui fait son solo. Meilleure chance la prochaine fois mon cher, tout le monde n’en a que pour Ariana.

Une chose est sûre, Ariana nous a offert un spectacle efficace. Chaque petit “segment” a sa propre esthétique, et on ne tombe pas dans le quétaine (à part les ballons et les confettis. On est quand même au Centre Bell!). Bien que sa présence scénique ne soit pas la plus forte, il y a définitivement quelque chose de spécial à l’entendre faire des morceaux plus lents, plus soul. Haters gonna hate.

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