Bear's Den
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Bear’s Den à L’Astral | Un souffle d’authenticité

Ce mardi 21 mai, se produisait dans la jolie salle de L’Astral, la formation folk britannique Bear’s den. Le groupe en activité depuis 2012, a connu un petit succès dès le départ avec son premier album Islands et notamment avec le titre Agape qui figure dessus. Malgré tout, le combo de Londres reste assez confidentiel au Québec et c’est devant un L’Astral rempli mais pas plein que le groupe va délivrer son set. Cependant, on voit bien que les gens qui sont présents sont des fans purs et durs des trois garçons.

Une intro mécanique

Bear’s den est un groupe qui distille un folk doux et romantique parfois un peu rythmé mais, en aucun cas, sa musique n’est considéré comme dure ou métallique. Quel ne fut pas mon étonnement d’entendre la musique du film The Terminator pour accueillir les musiciens. Passé ce moment de légère incrédulité, les musiciens entrent sur scène et attaquent par Fuel on Fire, une chanson de leur dernier album So that you might hear me sorti le mois dernier. Dès cette première chanson, les Britanniques installent une ambiance douce et intime comme ils savent si bien le faire. Puis à partir de la deuxième chanson Elysium, un petit miracle : devant tant de sincérité et d’authenticité, une onde d’émotions parcourt la salle. Presque visible, on est indubitablement happé par cette force douce et mystique à la fois.

La relativité du temps

Enchainant les titres avec dextérité, s’arrêtant seulement quelques instants entre les chansons pour changer d’instruments et déclarer au public sa joie d’être ici, le groupe nous emmène hors du temps et de l’espace, dans un lieu inconnu mais réconfortant où le sablier de la vie s’arrête l’espace d’un moment pour nous laisser souffler de toutes les épreuves que celle-ci nous assène chaque jour. Notamment lorsque le groupe exécute des chansons comme Isaac ou Sophie. On se sent alors comme le protagoniste dans un épisode final d’une sitcom du type HIMYM. Les images vous sautent aux yeux ; les bons choix mais aussi les mauvais, les succès, les ratés, les fantômes du passé, partir, rester, revenir, hésiter et derrière tout ça, son visage qui vous fait sourire l’âme et vous brise le coeur en mille éclats de rire dans l’ignorance la plus totale. La vie, simplement, la vie dans tout ce qu’elle a à offrir.

Un rappel au centre

Avant le rappel Bear’s den conclut son set par la très intense Laurel Wreath. Bien entendu le groupe ne va pas quitter Montréal sans avoir interprété son hit Agape. Qu’à cela ne tienne, les musiciens reviennent sur scène pour Above the Clouds of Pompeii, un autre de leurs titres phares. Puis, c’est avec élégance que le groupe se permet de descendre au milieu de la foule pour Blankets of Sorrow devant un public silencieux et, il faut le souligner, exemplaire (pas de flash de photo, pas de tentative invasive de selfie, pas de cris stupides ou ce genre de choses). Et ça fait un bien fou. Enfin les Britanniques remonteront sur scène pour lancer Agape repris instantanément en choeur par l’ensemble de L’Astral.

Au final, un très beau concert, si ce n’est un des meilleurs de 2019 pour l’instant!

Une première partie fascinante

Un petit mot sur Vera Sola qui ouvrait pou Bear’s den. La jeune chanteuse de 29 ans a tout simplement électrisé le public de L’Astral. Auteure-compositrice-interprète et multi-instrumentiste, l’artiste américano-canadienne propose un folk mélancolique très ancré dans les années 70. Accompagnée par deux camarades féminines à la batterie et la contrebasse, celle-ci alterne les passages emprunt de lyrisme avec des moments plus doux qui vous prennent aux tripes! Belle comme le jour et d’une classe folle, elle a immédiatement séduit la foule par son talent et ses compositions. Ah oui, puis elle est également diplômée d’Harvard. Que voulez-vous, il y a des gens dans la vie qui ont tout pour eux et tant mieux! Bravo à elle et bonne continuation car c’est certain qu’on entendra parler d’elle très prochainement.

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