Metric
Critique Publié le

Bluesfest d’Ottawa – Jour 12: Metric, The Weeknd, K’naan et Young Empires!

Dimanche 16 juillet 2012 – Plaines LeBreton (Bluesfest d’Ottawa)

Après 11 jours de météo favorable, le Bluesfest d’Ottawa se concluait dimanche soir avec une dernière soirée de rêve, toute Torontoise celle-là (à l’exception des Montréalais de Wintersleep, que nous avons manqués en raison du retard de K’naan, mais voir photos ci-bas), avec Metric, K’naan, The Weeknd et le groupe Young Empires au menu.

Emily Haines, de Metric. Photo par Greg Matthews.

Quelle belle façon de boucler la boucle pour le Bluesfest d’Ottawa: son groupe chouchou Metric – qui revient à chaque deux ans environ, toujours sur une scène un peu plus grosse que la fois d’avant – concluait le festival avec un concert énergique et fédérateur.

Début un peu timide alors que les quatre musiciens ontariens ont débuté le spectacle avec 4 des 5 premières chansons du nouvel album Synthetica, dans l’ordre, en s’appliquant à l’interprétation de celles-ci pendant que les fans appréciaient… mais attendaient un moment plus familier pour vraiment se faire entendre.

Il n’a pas fallu patienter bien plus longtemps pour retrouver la bonne vieille Emily Haines que l’on connait et qu’on aime: celle qui galope sur Lost Kitten, Empty et Help I’m Alive !  La bête de scène n’était pas bien loin…

Photo par Greg Matthews.

À partir de là, l’entraînante chanson titre du cinquième album rentrait à fond la caisse.

Tout juste avant le rappel, Metric a interprété Dead Disco et Stadium Love, deux titres conçus pour ce genre d’événement à grand déploiement. C’était la fête sur les Plaines LeBreton.

Les excellentes Monster Hospital et Gold Guns Girls ont maintenu l’énergie au rappel (après un ingénieux décompte de 2 minutes sur les tableaux lumineux à l’arrière), avant d’atterrir avec une jolie version acoustique de Gimme Sympathy. Pour celle-ci, James Shaw, guitare acoustique à la main, se trouvait seul sur scène avec Emily Haines au chant, qui a pris soin de remercier les fans (elle n’avait jusque là pas adressé la parole aux fans, question de « faire parler la musique ») en plus de rappeler les origines modestes du groupe. On aurait dit la conclusion d’une tournée d’adieu…

Belle façon de terminer un festival.

Grille de chanson
(Metric)

Artificial Nocturne
Youth Without Youth
Speed the Collapse
Dreams So Real
Lost Kitten
Empty
Help I’m Alive
Synthetica
Clone
Nothing But Time
Breathing Underwater
Dead Disco
Stadium Love

Rappel
Monster Hospital
Gold Guns Girls
Gimme Sympathy (acoustique)

Photos en vrac
(par Greg Matthews)

 

The Weeknd, K’naan et Young Empires

The Weeknd. Photo par Greg Matthews

Peu avant, le chanteur R&B nouveau genre Abel Tesfaye, dit The Weeknd, livrait un spectacle pour le moins intrigant sur la scène Claridge Homes.

Bien supporté par un groupe qui parvient à reproduire assez fidèlement les arrangements raffinés et mystérieux de ses trois albums, The Weeknd chantait ses titres avec toute son âme, et cette voix soul au timbre à mi-chemin entre Usher et Michael Jackson (pensez aux ballades du défunt Roi de la pop).

Le groupe interprétait plusieurs titres à la chaîne, fusionnés en un seul segment musical continu. C’était notamment le cas pour l’excellente Life of the Party, qui se transformait en Lonely Star, puis en Next.

The Weeknd. Photo par Greg Matthews.

Même chose ensuite pour The Birds et la populaire Rolling Stone, qui menaient tout droit vers Crew Love (chanson de Drake à laquelle Tesfaye a participé) et The Zone.

Solo de guitare endiablé à la fin de The Knowing pour faire monter l’intensité, puis en finale, The Weeknd a proposé son hit Wicked Games, joliment interprété.

Un peu répétitif dans le ton après une heure, mais l’auditeur attentif (et familier avec le matériel de The Weeknd) avait de quoi de bon à se mettre sous le tympan.  Et étant donné la relative nouveauté de la formule spectacle de The Weeknd, force est d’admettre que l’exercice est déjà très réussie.

K'naan - Photo par Greg Matthews

Avant The Weeknd, K’naan prenait place sur la scène principale… avec 30 minutes de retard! Vol d’avion annulé, apparemment.

Le rappeur et chanteur torontois d’origine somalienne a pris un certain temps à se dégourdir, mais s’est montré drôlement efficace lors des interprétations des excellentes America et Until The Lion Learns to Speak… avant d’enchaîner avec les sirupeuses Is Anybody Out There? (un duo avec Nelly Furtado, ici substituée par la claviériste du groupe) et Hurt Me Tomorrow.

Après une quarantaine de minutes de spectacle, K’naan a conclu avec Fatima, avant de quitter, sans interpréter son méga-succès Wavin’ Flag.  Dommage pour les fans qui avaient attendu patiemment son arrivée tardive…

En début de soirée, la formation indie rock Young Empires bravait la chaleur intense et le soleil plombant pour livrer 50 minutes de dance-rock très efficace.

Young Empires

Le band, qui se décrit avec les étiquettes « world beat » et « haute rock » sur Facebook (!?), propose plutôt un mélange entre The Killers et Bloc Party: du bon rock rythmé, interprété avec intensité et chanté par la voix puissante de Matthew Vlahovich.

Fidèle au son de son premier mini-album Wake All My Youth, Young Empires sonne déjà prêt pour de grandes choses. Et ça viendra, on n’en doute pas.

 

Grille de chansons
(The Weeknd)

High For This
The Morning
House Of Balloons/Glass Table Girls
Life of the Party
Lonely Star
Next
The Birds
Rolling Stone
Crew Love
The Zone
The Knowing
??
Wicked Games

Grille de chansons
(K’naan)

Better
Come Prepared
America
Until The Lion Learns To Speak
?
Is Anybody Out There ?
Hurt Me Tomorrow
The Lazy Song
Bang Bang
If Rap Gets Jealous
In The Beginning
Take A Minute
Fatima


Photos en vrac
(par Greg Matthews)

K’naan


Wintersleep

 

Young Empires

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