Charlotte Cardin
Critique Publié le

Charlotte Cardin au Théâtre Granada | Petite mais puissante

Les fans de Charlotte Cardin sortaient comblés du Théâtre Granada, vendredi soir, à Sherbrooke. Tout juste de retour d’une tournée aux États-Unis, la charmante chanteuse était énergisée de retrouver son public québécois.

Après une première partie fort appréciée de Ghostly Kisses et sa musique apaisante, la belle Charlotte arrive sur scène à neuf heures tapantes. Sans perdre de temps, elle entame les premières notes de Paradise Motion.

Le décor est sobre. Munie d’un piano identifié à son nom, Charlotte Cardin fait défiler sa première chanson en ne s’adressant au public qu’avec des mercis discrets. Son sourire et sa voix font l’affaire pour l’instant.

« Laissez-vous bercer par mes ruptures, on va avoir du fun », dit-elle en riant quelques minutes plus tard. Bonne introduction pour la chanson qui suit, Échardes. On remarque que sa voix diffère en français – plus haute, délicate, mielleuse et enrobante. La foule se laisse bercer et n’hésite pas à chanter pour montrer son appréciation à Charlotte.

« Ceux qui connaissent les paroles, chantez-les, c’est le meilleur feeling », exprime une Charlotte contente d’être de retour à la maison après trois mois de tournée. Le public n’avait pas besoin de se le faire dire; il s’époumone sur toutes les chansons du répertoire de l’artiste.

Charlotte se dégêne et charme tranquillement son public déjà conquis. En nous promettant une sortie d’album très bientôt, la chanteuse nous présente ainsi l’une de ses récentes compositions, Blackened Eyes. Si sa voix est déjà remarquable à l’écoute de ses EP, sa performance sur scène nous le réaffirme ardemment. Mettant de l’avant sa voix très grave, elle frôle les airs d’Amy Winehouse sur cette chanson mélancolique.

C’est Like It Doesn’t Hurt qui suit. On s’ennuie quelque peu du rappeur montréalais Husser, avec qui Charlotte collabore sur cette chanson, qui ne fait pas d’apparition surprise sur scène. Charlotte et ses musiciens restent dans le registre rap avec une reprise de Go Flex de Post Malone.

Après Talk Talk, Charlotte change de registre et accueille Aliocha sur scène pour y aller d’un style plus country qu’à l’habitude. S’en suivent quelques autres chansons, toujours aussi appréciées du public, dont Just Like That, The Kids, Dirty Dirty (avant laquelle la chanteuse se permet de dire à la foule: « Mettez-vous très confortables. ») et une nouvelle composition, California, dont le sujet est « de s’ennuyer de quelqu’un quand on est en tournée », introduit-elle. Le spectacle tire à sa fin. Charlotte dédie sa dernière chanson à toutes les « Main Girls ». Les « Main Girls » en question sont ravies, et l’expriment haut et fort.

Charlotte conclue, émotive: « Des soirées comme ça, ça me rappelle pourquoi je fais ça dans la vie. Merci! » Seule sur scène, elle termine le spectacle de sa rentrée québécoise avec, en rappel, Faufile. Le public se dirige vers le vestiaire calmement, le sourire aux lèvres, content de retrouver Charlotte en terre québécoise.

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