Plants & Animals
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CityFolk 2016 – Jour 1 | James Bay, Plants and Animals, The Acorn et plus

Le City Folk d’Ottawa s’ouvrait jeudi soir, avec une soirée riche en divertissement. Pour une deuxième année consécutive, le festival s’installe sur le site du Parc Lansdowne. Les organisateurs semblent avoir corrigé certaines lacunes sur le plan logistique qui avaient terni l’édition de l’année dernière. Par exemple, il est dorénavant possible de se déplacer d’une scène à l’autre avec des consommations, et une nouvelle scène a été installée à l’intérieur du pavillon Aberdeen. Cependant, la qualité sonore des scènes intérieures laisse toujours à désirer.


Pour cette première journée, le CityFolk nous présente 9 artistes répartis sur les 3 scènes du festival. La soirée commence dès 18h15 sur la scène principale, avec Dropkick Murphys, mythique groupe américain de musique celtique/punk. Leur énergie se reflète rapidement sur la foule abondante, ce qui est surprenant pour un spectacle de début de soirée.

La performance de Dropkick Murphys est déjà derrière nous, et voilà que le City Folk nous offre un bloc à saveur locale! Trois groupes de la région envahissent simultanément les 3 scènes du festival. En premier lieu, le rock psychédélique de Lost Cousins (Kingston) se fait entendre dans le Pavillon Aberdeen, un énorme bâtiment construit en 1898, et qui a été l’hôte de la finale de la Coupe Stanley en 1904! Assez féérique comme endroit!

Sur l’autre scène intérieure, Future States, un groupe ottavien/montréalais qui donne dans le psychédélique pop-électro réchauffe la foule compacte, mais réceptive. Au même moment sur la scène principale, le groupe The Acorn livre une performance envoutante. Le son folk du groupe chéri des Ottaviens attire une bonne foule qui écoute attentivement. Le tout est agrémenté par un magnifique coucher de soleil en ce soir de quasi pleine lune.

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James Bay : la grande vedette de la soirée !

Au tour d’un autre groupe local de fouler les planches du City Folk. Cette fois-ci le country/bluegrass/blues est à l’honneur avec le groupe The Ramblin’ Valley Band. Ça brasse pas mal dans le pavillon Aberdeen lorsqu’on quitte pour aller voir un des artistes les plus attendus de la soirée, James Bay! Le parterre devant la scène principale est bondé pour accueillir le jeune Britannique de 26 ans. Le public est certes varié, mais reste principalement composé de jeunes filles qui crient à tue-tête au son des succès de Bay, comme « Hold Back the River » ou encore « Let It Go » (on ne parle pas d’ici de la pièce phare du film la Reine des Neiges). Au final, l’artiste réussit à bien réchauffer la foule en cette soirée frisquette de septembre.

Un choix difficile s’impose, rester à la scène principale pour voir la fin du concert de James Bay, ou encore aller faire un tour à l’autre scène pour voir Blind Pilot qui joue en même temps. Le folk/indie pop du groupe de Portland résonne dans le gros bâtiment de ciment qui héberge la scène. Le public hétéroclite est au rendez-vous! Malgré la réverbération naturelle du bâtiment qui nuit à la qualité sonore, les festivaliers semblent apprécier ce qu’ils voient!

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L’avant-dernier concert de la soirée met en vedette de groupe Skinny Lister, arrivé directement d’Angleterre! Le groupe qui donne dans le folk/rock à saveur de punk brasse pas mal les murs du pavillon Aberdeen! Certains curieux se déplacent voir ce que le groupe a à offrir. Fort à parier qu’ils ne seront pas déçus.

Et finalement, la cerise sur le sunday, le groupe Plants and Animals s’amène sur l’autre scène intérieure remplie de réverbération. Il est déjà 22 h 30 quand le groupe entame leurs premières notes. Le public est jeune, et les 18-35 sont à l’honneur! Le groupe livre une performance sans faille, encore une fois malgré le son qui se perd sur le béton qui nous entoure. La foule semble apprécier cette formation montréalaise qui captive le cœur des Ottaviens plusieurs années déjà.

C’est ce qui met fin à la première soirée du City Folk d’Ottawa. Les trois prochains jours promettent de nous en faire voir de toutes les couleurs. Le festival propose également un penchant local avec son volet Marvest qui met en vedette une quarantaine d’artistes locaux en spectacle gratuitement dans le secteur du Glebe! À découvrir!

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