Rodriguez
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CityFolk d’Ottawa 2017 – Jour 4 | Bahamas, Sweet Crude et grande finale avec un Rodriguez essouflé mais ravi.

La quatrième journée du CityFolk d’Ottawa a culminé avec des prestations phare de la formation indie-rock de Toronto Bahamas, Sweet Crude a offert de la pop-cajun bilingue de la Nouvelle-Orléans  et pour clore le tout, une performance très attendue de Sixto Rodriguez, l’artiste derrière les succès I Wonder, Inner City Love, Crucify your Mind, et Sugar Man.


En direct des Bahamas avec Bahamas

Pouvait-on tomber sur une journée plus ensoleillée pour profiter du groupe bien nommé Bahamas ! Afie Jurvanen affichait une forme resplendissante ; aussi à l’aise que s’il s’était trouvé dans son salon, il a offert au public plusieurs séries de commentaires hilarants. Ce contact chaleureux avec le public a d’ailleurs contribué à élever d’un cran l’expérience musicale sur notamment, la pièce Lost In The Light tiré de l’album Barchords, album qui s’était retrouvé en nomination pour le Prix Juno du compositeur de l’année en 2012.

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Immersion louisiannaise avec Sweet Crude 

Engagés pour la préservation de la langue française en Louisianne, les membres de Sweet Crude ont dévoré la scène avec une série de pièces aux saveurs cajun et progressives à souhait. Ils ont lancé Créatures, leur premier album complet (et) bilingue en avril dernier qui sonne comme un garden party bien arrosé. Bien que tous les musiciens soient d’une énergie débordante, se démarquent les frères Jack et Sam Craft qui manient plusieurs instruments dont la guitare, le trombone et le violon avec brio.

 

Et le moment tant attendu … Sixto Rodriguez 

Escorté à son entrée sur scène, l’artiste de 75 ans s’est présenté avec les meilleures intentions du monde malgré ses facultés quelque peu affaiblies par le temps. L’artiste qui a retrouvé la gloire après la parution du documentaire Searching for Sugarman – outil qui lui aura permis de reprendre le temps perdu et de profiter d’un triomphe bien mérité – a vite fait de désenchanter son public dès les premières minutes de la prestation.

Malgré le manque de justesse, les moments de rythmes décalés et la voix éraillée, force est de constater que les spectateurs ne lui en ont pas tenu rigueur. Tous sont restés captifs et respectueux jusqu’à la fin, Rodriguez a repris son chapeau et son sourire, visiblement sans avoir généré l’engouement historique auquel nous nous attendions.

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CityFolk, bilan d’une lumineuse édition

Rares sont les éditions du CityFolk qui se déroulent sous un soleil aussi chaud et invitant. À défaut de sortir nos plus beaux cols roulés pour l’occasion, les festivaliers ont joui d’un contexte quasi parfait. Nul besoin cette année d’attendre en ligne pour récupérer son bracelet prouvant qu’on a l’âge légal de consommer de la bière ; la logistique à l’entrée du site s’est déroulée sans heurts, voilà des détails qui ont contribué à profiter pleinement de ce festival qui, dans la région, est l’un des seuls après le Bluesfest à posséder le pouvoir d’attirer chaque année plusieurs milliers de festivaliers.

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