Code Orange
Critique Publié le

Code Orange à la Sala Rossa | Une bonne petite fête d’ultra violence

Code Orange n’entendent pas à rire. Ni dans leur musique, qui est probablement une des choses les plus pesantes de la scène hardcore actuelle, ni dans la vie en général, semble-t-il. Ils ne sourient pas, ne parlent pas beaucoup, ne regardent personne dans les yeux. Ils sont là pour une chose seulement : passer leur rage et permettre à leur public de passer la leur.

Dans cet optique, on peut quasiment se demander si c’est volontairement pour faire augmenter la colère, créer une friction supplémentaire, que la soirée a autant été retardée (ça devait commencer dès 19h30, ça s’est plutôt passé vers les 21h00).

Bon évidemment c’était pas volontaire, c’était un problème de désistement d’une des premières parties. Mais reste que l’effet était là : les gens étaient impatients et gonflés à bloc.

Fait que dès l’arrivée sur scène de Jesus Piece, les poings et les pieds ont commencé à partir dans tous les sens.

En fait ça faisait pas 3 notes que le groupe jouait que votre humble critique avait déjà reçu l’entièreté d’une bière dans’ face.

Bref, grosse prestation de Jesus Piece, qui, à compter le nombre de personnes qui se sont garrochées à leur table de marchandise après, ont clairement fait bonne impression.

On ne peut pas en dire autant de la deuxième formation à fouler les planches, Eternal Sleep. Pas que c’était mauvais, mais peut-être que la foule se remettait du groupe précédent et/ou se gardait des forces pour Code Orange.

Parce que ça prend une certaine préparation mentale (et physique) pour passer à travers un show du jeune groupe Pennsylvanien.

Pour donner une idée, la dernière fois que le band est venu à Montréal, c’était aussi à la Sala Rossa, et on en a un souvenir clair : à la fin de la soirée, quand on descendait les marches qui mène aux toilettes du sous-sol, il fallait faire attention pour ne pas glisser sur les traces de sang qui les ornaient.

C’est dans ces moments que ça vaut la peine de se souvenir qu’un code orange, à l’hôpital, ça signifie une arrivée massive de blessés graves.

Tsé quand un groupe porte bien son nom.

Ce fut moins pire cette fois, par contre. Pas de sang à la Sala Rossa. Dieu merci.

En fait, la prestation était tout aussi violente et angoissante. Mais reste qu’entre les deux derniers albums, le son du groupe a bien évolué.

Sur Forever, dernier opus datant de cette année, il y a plus d’expérimentations, et ça se répercute sur le live. Il y a entre autres beaucoup plus de moments ambiants (il y a aussi un nouveau musicien dans le band, ce qui permet d’avoir un synthé et un échantillonneur).

Plus important encore, il a y davantage de passages chantés par Reba, la guitariste, sur des chansons qui tirent sur le grunge et le Nu-Metal, telles Dream2 et Bleeding in the Blur. Ces titres plus « calmes » amènent une nouvelle dimension sonore et marquent une nette évolution pour le groupe.

En plus, ça permet au public de respirer un peu entre deux coups de poing su’a yeule.

 

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