Avec pas d'casque
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Coup de coeur 2016 – Jour 1 | Avec pas d’casque au Club Soda: Lancement tout en mélancolie

Les festivités du Coup de coeur francophone 2016 sont lancées et se poursuivront jusqu’au 13 novembre prochain. Le festival a commencé sur un touche mélancolique avec la musique folk poétique d’Avec pas d’casque dans un Club Soda plein à craquer.

On était accueillis dans une atmosphère tropicale, faute d’un trop plein de corps dans un même endroit. Le public d’âges variés était visiblement content d’y être, surtout d’être sortis du froid de la file à l’extérieur. Sur scène, on aperçoit les instruments, par-dessus desquels flottent six planches de bois au plafond où sont accrochées des rangées d’ampoules industrielles (apparemment prises sur Kijiji, selon le band). Un décor moderne, se mariant parfaitement au style folk du groupe.

Stéphane Lafleur vient prendre sa place derrière le micro au centre-scène, seulement il se tire une chaise sur laquelle il s’installe pour toute la durée du spectacle. Le problème d’un Club Soda complet, c’est qu’il y a des gens jusqu’au fond de la salle. Et le problème d’un chanteur assis lorsque quelqu’un voit le spectacle du fond de la salle, c’est qu’on ne voit qu’un bout de tête.

N’empêche que Stéphane Lafleur est un familier du micro et ne marmonne pas sa poésie comme un Bon Iver ou un James Bay. En voyant un spectacle d’Avec pas d’casque, on peut être assurés d’apprécier les mots autant que la mélodie. Pour une oreille avertie, c’est justement par ces mots d’une grande puissance que se distinguent les morceaux du quatuor, car du côté musique, les tonalités, les riffs et les phrases rythmiques reviennent ou sont d’une assez étroite similarité.

On a eu droit aux meilleures d’Avec pas d’casque: Derviches tourneurs avec ses passages énergiques, Audrey est plus forte que les camions dans une ambiance folk presque hawaïenne pour nous rappeler la chaleur abondante du Club Soda à capacité, Joel fait dire avec sa percussion prédominante, ou encore L’amour passe à travers le linge en fin de spectacle.

Entre les différents morceaux, Stéphane Lafleur a choisi de faire des interventions à la méthode des entrevues de périodes au hockey pour demander comment allait les autres membres de la formation. On retrouvait bien sûr Joël Vaudreuil à la batterie, Mathieu Charbonneau aux claviers et Nicolas Moussette à la basse, mais en plus Simon Trottier à la deuxième guitare et Guillaume Bourque à la clarinette et deuxième basse.

Mélancolie envoûtante

L’ambiance mélancolique folk a pris d’assaut les corps de toute l’assemblée et, en choeur, elle tanguait de gauche à droite, complètement envoûtée. Quand le frontman lui a demandé de l’assister par un « chant de gorge comme un mantra pour débutant », la foule s’est rapidement prise à la musique et était ravie de prêter leur voix.

Sur Nos Corps (en ré bémol) plusieurs couples se sont entrelacés, le temps de danser un beau grand slow collé. Sur La journée est flambant neuve, le public chantait les dou-dou-dou. Le public était ravi par la présence du groupe, et le festival a été lancé devant une foule conquise et emballée devant les 10 prochains jours de musique.

Première partie: Catherine Leduc

L’ex-Tricot Machine était tout aussi séduite à l’idée d’un Club Soda complet devant lequel chanter sa musique. Elle nous a lancé, à la blague, qu’elle nous trouvait bien sympathiques sachant qu’on ne venait pas nécessairement pour elle.

Elle nous semblait un peu nerveuse, elle qui a rencontré quelques problèmes d’accord, engendrant des faux départs. Ça n’ajoutait qu’au côté quirky adorable de la chanteuse. Elle nous a offert plusieurs morceaux de son album Rookie (2014) en plus de nombreuses nouveautés exclusives qui promettent un excellent second album.

Crédit photo: Sarah Fortin

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