VioleTT Pi
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Coup de coeur francophone jour 9 | VioleTT Pi au Lion D’Or : Mon doux moshpit

En cette avant-dernière journée de Coup de Coeur Francophone, le Cabaret Lion d’or était plein et plus que prêt à accueillir Karl Gagnon et ses musiciens, qui ensemble forment VioleTT Pi. On a notamment eu droit à des jokes sur l’industrie de la musique, un extra long moshpit et un invité surprise…


Fidèle au groupe, le spectacle commence avec une version instrumentale de Guillotine de Death Grips. Puis entrent en scène les trois musiciens chargés d’accompagner Karl. Le guitariste et le bassiste sont tous deux vêtus de robes colorées. Karl fait enfin son apparition dans son ensemble qui mélange couleurs stridentes et motifs criards. Il ne perd pas de temps, se lançant directement avec la chanson Bondage de son dernier album, Manifeste contre la peur.

Malgré l’enchaînement de titres populaires comme Princesse carnivore et Fleur de Londres, où les spectateurs récitent presque toutes les paroles avec enthousiasme, l’énergie du chanteur n’est pas aussi présente qu’on le souhaiterait. À sa défense, bien sûr, il se bat avec une fièvre depuis quelques jours. Considérant cela, il s’en tire plutôt bien!

Vers la moitié du spectacle, on commence à entendre les premières notes de la chanson Le clown est triste. Il n’en fallait pas plus à la foule pour partir un moshpit qui va durer jusqu’à la fin du spectacle. Cela semble donner un regain d’énergie à notre cher frontman, qui soudainement danse plus et se met à interagir avec le public en lançant des blagues, notamment sur Trump et sur l’industrie de la musique qu’il prend plaisir à «envoyer chier».

Il suit ensuite avec, entre autres, Biscuit chinois, USB, Bulbe et Six perroquets séchés dans un tiroir en bois (où la foule tente tant bien que mal de suivre les paroles rapides). VioleTT Pi nous confie d’ailleurs, entre deux chansons, que la dernière fois qu’il a joué au Lion D’Or, c’était en 2010, lors des Francouvertes, la même année que Bernard Adamus et Alex Nevsky. Il en a fait du chemin depuis!

La spectacle tire à sa fin, mais VioleTT Pi nous réserve encore une surprise. Pour la dernière chanson (avant le rappel), il invite Ngabo sur scène pour interpréter Jeffrey Dahmer au musée d’art contemporain, au grand plaisir de tout le monde avant de quitter. La foule en veut plus, et le band revient après quelques minutes pour clore la soirée avec Petit singe robot.

Bien que le début du spectacle était un peu lent, VioleTT Pi a réussi à faire défouler ses fans en les faisant danser et sauter partout. Au final, c’est à une soirée bien réussie à laquelle nous avons eu droit ce samedi. Tu peux aller te reposer, Karl, remets-toi vite !

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Mon Doux Saigneur en première partie

Mon Doux Saigneur, le projet musical de Emerik St-Cyr Labbé, réchauffait le public avec ses chansons qui tendent tantôt vers le rock, tantôt vers le blues. Tous les spectateurs se laissent entraîner par l’énergie de bon vivant que dégagent les musiciens sur scène.

Le band aime aussi changer d’instruments entre ses chansons, ce qui permet à Emeryk de niaiser un peu avec la foule et avec les autres membres du groupe, et il faut dire qu’il a de la répartie. Il reprend ensuite plus de sérieux lorsque ses chansons commencent, mais conserve toujours la même atmosphère conviviale.

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