Agnes Obel
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Critique | Agnes Obel à l’Olympia

Après un double passage en février dernier, la danoise Agnes Obel revenait mardi en sol montréalais, cette fois-ci devant une bien plus grande foule. Le spectacle était pratiquement identique à celui d’il y a quelques mois, mais au moins la blonde pianiste nous réservait quelques pièces surprises.

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Évidemment, c’est dur de réinventer une formule quand tout est basé autour de seulement trois instruments (le piano d’Agnes, un violoncelle et un violon, pour être plus précis). Mais à défaut d’innover, le trio peut se vanter d’avoir raffiné la formule.

Là où la première mouture du spectacle laissait un peu à désirer était dans le choix des chansons, qui finissaient par toutes se ressembler.

Alors qu’hier soir, on a eu droit non seulement à une sélection plus diversifiée, mais aussi à des chansons encore inédites (inédites genre qui portent encore des titres temporaires) et à deux solides reprises.

La première, de la quasi légendaire toune d’Elliott Smith, Between the Bars, et l’autre de (I Keep A) Close Watch, du tout aussi légendaire John Cale. John Cale étant un ex-Velvet Undergroud ayant aussi déjà collaboré avec Patti Smith, Brian Eno, Iggy Pop, pour les curieux.

De toute façon, la Scandinave n’a pas besoin de feux d’artifice pour combler son public. Son charisme, son accent, ses tentatives de phrases en français, sa voix et le talent de ses musiciennes compensent amplement. Et l’ambiance de récital convient tout à fait à ses compositions aux sonorités classiques.

Ce qui convenait peut-être légèrement moins à la soirée fut la première partie, Jennifer Castle.

Castle est une excellente et assez reconnue  auteur-compositrice-interprète canadienne, entre country et folk, qui malheureusement est beaucoup plus à sa place dans des salles plus petites, plus intime. Sur une grande scène comme celle de l’Olympia, c’est un peu maladroit de la voir seule, immobile, en plein milieu.

Exemple, elle avait fait la première de Leif Vollebekk  au Cabaret du Mile-End l’an dernier, et c’est nettement plus adéquat.

Photos en vrac, par Manon Boquen

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