Airbourne
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Critique | Airbourne au Théâtre Corona

Tandis que le Canadien malmenait les Bruins à quelques mètres de là, Airbourne s’attaquait au Théâtre Corona ce jeudi soir. Accompagnés par The Glorious Sons et des One Bad Son, cette tournée canadienne prendra fin ce soir à Québec et dimanche à Halifax.

Un peu plus d’un an après leur dernier passage en ville, le hockey n’aura pas empêché les nombreux fans de venir acclamer le monument du hard rock australien… Qui a parlé d’AC/DC ?

Un faux pastiche qui s’assume et n’en démords pas moins : Joel O’Keeffe et sa bande ont montré au fil des albums et des tournées qu’ils n’étaient pas à considérer comme une (piètre) copie de leurs homologues, encore moins un band hommage comme certains néophytes aiment toujours à penser.

Sur scène, la banderole géante à l’effigie du groupe surplombe le traditionnel mur de Marshall. Chez Airbourne, on carbure aux watts et on ne lésine pas sur les moyens employés. Les australiens nous rappellent qu’ils font parti de ces groupes qui aiment en mettre plein la gueule. . . Et les oreilles.

Airbourne, photo par Pierre Bourgault

Airbourne, photo par Pierre Bourgault

De la musique épique en guise d’introduction, le quatuor investi ensuite furieusement sur scène avec le morceau d’ouverture du dernier album, Ready To Rock, puis enchaine avec un autre titre majeur du groupe, Too Much, Too Young, Too Fast. C’est déjà l’explosion dans d’audience. Le mosh éclate et ne faiblira pas jusqu’à la fin du show.

Survolté, le public montréalais répond vivement de la profusion d’énergie administrée par O’Keeffe et ses congénères. Le frontman sait décidément comment mobiliser une foule et offrir un show sulfureux. Comme à Rock en Seine, il déverse généreusement son pack de bière sur le premier rang, qui s’arrache les quelques gouttes houblonnées déversées dans l’air (il fait TRÈS chaud devant).

Airbourne, photo par Pierre Bourgault

Airbourne, photo par Pierre Bourgault

La salle est devenue un vrai terrain de jeu. O’Keeffe saute sur les épaules d’un spectateur en plein milieu de No Way But The Hard Way, traverse ainsi la foule jusqu’au bar du Corona où il vient interpréter son solo, soutenu par ses comparses qui headbang copieusement sur scène. Comme à son habitude, le chanteur vient ensuite caler une demi-bouteille de vin australien pour introduire Cheap Wine, and Cheaper Women. À sa demande, la foule se scinde en deux puis explose et se déchaine à l’occasion d’un wall of death sur une interprétation bien étirée de Stand Up For Rock ‘N’ Roll, titre déjà culte du deuxième album d’Airbourne, Runnin’ Wild.

Un peu répétitif mais diablement exaltant, la formation administre un show frénétique et viscéral, du hard rock pêchu et bien sale, comme on l’aime, dans la simplicité et l’efficacité. Ça, les australiens l’ont bien compris.

Le rendez-vous est d’ores et déjà fixé, Airbourne repassera au Québec, c’est promis.

« Le public de Montreal est vraiment rock ‘n’ roll, on adore cette ville, on reviendra c’est sûr ! », s’exclame Joel O’Keeffe à la fin de cette soirée mouvementée.

On pronostique un Heavy MTL ou un Rockfest pour l’an prochain ?

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