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Critique album | Alt-J – This Is All Yours

alt-J - This Is All Yours alt-J This Is All Yours

Le premier album d’Alt-J n’était même pas sorti qu’on les appelait déjà « les nouveaux Radiohead ». Ledit album n’était même pas non plus lancé lors de leur première visite à Montréal, événement qui a été déplacé dans une plus grande salle vu la trop grande demande.

Alors comment fait-on pour égaler un tel succès quand vient le temps de pondre un deuxième album ? On le sait pas. Alt-J non plus n’a pas trop l’air de le savoir.

Pas facile de se faire une opinion claire sur This Is All Yours. Parce qu’il est complètement éparpillé. Par moment on a droit à tout le génie dont on sait le groupe anglais capable, à des compositions d’une qualité fracassante, et deux chansons plus tard c’est du caca.

Parmi les moments de génie, on retrouve entre autres l’excellente introduction, Intro de son titre, qui ouvre l’œuvre sur la promesse d’un Alt-J en pleine évolution, qui va chercher une instrumentation plus vaste, qui structure ses chansons plus efficacement. Un Alt-J qui brasse, mais qui reste nuancé et minutieux.

Et là, tout ça s’écroule quand la deuxième piste, Arrival In Nara, embarque. Un presque 5 minutes de rien du tout. De la guitare et du piano qu’on ne fait qu’effleurer, une mélodie vocale murmurée, même pas l’ombre d’un rythme.

Certains l’excuseront en précisant que cette pièce n’est qu’une introduction à la chanson qui suit, Nara (nettement meilleure), certes. Mais à 5 minutes, c’est pas une intro, c’est un interlude.

Parlant d’interlude, c’est le plus gros mauvais pli du groupe. D’en mettre partout. Il y en avait 3 sur An Awesome Wave, et toutes trois étaient inutiles et peu mémorables. Ce sont des chansons complètement vides, et malheureusement il y en a encore sur ce deuxième opus.

Garden Of England-Interlude, qui arrive en plein milieu d’album, est une genre de ritournelle médiévale qui ne fait rien d’autre que de briser le rythme d’écoute de l’album. On peut prédire avec certitude qu’elle se méritera le titre de « La toune que tout le monde skip ».

En plus elle est suivie d’un Xième titre long et langoureux et endormant et bof.

D’un autre côté, il y a les trois extraits officiels, Every Other Freckle, Hunger Of The Pine et Left Hand Free qui sont délicieux. Il y a aussi des explorations plus électro qui reviennent ici et là qui confirment que le groupe pourrait éventuellement explorer ces eaux, chose qui promet.

Donc. Ce qui est bon est très bon, mais ce qui est ennuyant est très ennuyant. Et ça se sépare à presque 50/50.

Nul autre choix que d’accorder le note milieu.

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