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Critique album | Anberlin – Lowborn

Anberlin - Lowborn Anberlin Lowborn

Après 12 ans de carrière dans l’industrie de la musique, la formation américaine Anberlin tire sa révérence en présentant son septième et dernier album, Lowborn. Plutôt que d’attendre que la fin ne s’impose d’elle-même, la troupe a décidé de quitter la tête haute, avec ce dernier chapitre, qui est à la hauteur de leur talent et de ce qui avait été démontré dans le passé.

Histoire de bien clore cette étape de leur vie, les musiciens ont choisi de retourner à la maison de disque qu’ils avaient choisie pour leurs premiers albums, Tooth & Nail. Un retour à la case départ, oui, mais une évolution remarquable du groupe au fil des années et des compositions.

Dès les premiers morceaux, un détail nous frappe. Sur les albums précédents, il y avait surtout une prédominance des guitares, tandis que la voix de Stephen Christian, la basse et la batterie venaient se greffer au talent des deux guitaristes. Mais du côté de ce dernier opus, on remarque davantage l’utilisation des claviers, en particulier sur les très belles Armageddon et Birds of Prey.

Le tout ajoute un bon rythme aux pièces, sans dénaturer pour autant la musique du groupe. On retrouve le son propre à Anberlin, avec quelques petits détails ici et là, qui ne nous donnent pas l’impression d’entendre du réchauffé. Ce qui fait en sorte que même s’il s’agit du dernier effort collectif de la formation, le travail n’a pas pour autant été bâclé et il saura faire plaisir aux amateurs du groupe.

Parlant d’eux, le chanteur a d’ailleurs précisé que certaines pièces expliquaient la décision derrière cette rupture, notamment sur Atonement. On peut d’ailleurs entendre ceci dans cette dernière : « Yes, I’ve loved where I’ve been / But my heart’s where I’m going». Une belle façon de tourner la page et de se concentrer sur le futur.

Toujours selon Christian, les autres pièces qui abordent ce sujet sont Harbinger et Stranger Ways.

Lowborn : un album individuel

Pour Lowborn, les membres d’Anberlin ont enregistré leur instrument respectif chacun de leur côté, avec des producteurs différents. Si au premier abord on serait porté à croire que ce cheminement donne une sonorité décousue à l’ensemble de l’album, il en est tout autrement.

Au contraire, le fil conducteur est bien là et on peut dire que dans son ensemble, les dix morceaux se succèdent bien. Sauf peut-être pour un : Dissenter. Une dernière expérimentation, sans doute.

Sur cette dernière, on retrouve un rythme rapide et un chanteur plutôt criard. Quelque chose que le groupe n’avait pas nécessairement fait entendre sur ses albums précédents.

Mais dès la chanson suivante, Losing it All, le style familier d’Anberlin est de retour. Cette pièce résume assez bien le style du groupe, notamment avec les guitares et la voix – plus douce, disons-le – de Stephen Christian.

Au final, même si Lowborn a été réalisé en plusieurs parties séparées, on sent tout de même que la formation reste unie et qu’elle sera en mesure de tourner la page, sur une bonne note. Elle a d’ailleurs décidé d’offrir une dernière tournée d’adieu à ses fans : The Final Tour, tournée qui devrait prendre fin le 26 novembre, en Floride, où le groupe a vu le jour.

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