Hudson Mohawke
Critique Publié le

Critique album | Hudson Mohawke – Lantern

Hudson Mohawke - Lantern Hudson Mohawke Lantern

Décrit comme plusieurs comme étant l’album électronique de 2015 avant même d’être lancé, Hudson Mohawke frappe fort avec ce nouveau projet. On y voit une attention tellement présente sur la production, que ça peut devenir agaçant.

Hudson Mohawke est un artiste écossais, notamment connu pour avoir formé un duo de musique électronique avec un artiste montréalais nommé Lunice. Cette fois, le jeune homme est de retour en version solo et il nous propose une dose de volume intense, à rendre sourd, mais tellement rafraichissant.

Hudson Mohawke n’a pas beaucoup de projet à son actif, outre quelques EP, un album et quelques collaborations, c’est assez mort au niveau de sa discographie. Cependant, il est un l’un des rares qui, dans le circuits des producteurs et musiciens électroniques, a su cerner sa sonorité dès ses premières publications. Mohawke aime les sons synthétiques et les basses fréquences. Ajoutez à ceci un échantillon de voix ici et là, et vous comprenez rapidement l’univers dans lequel l’artiste évolue.

Lorsque les premiers extraits de Lantern ont été lancés plus tôt cette année, la twittosphère était en feu. Les critiques et mélomanes lançaient déjà les fleurs à l’artiste…. Une fois l’album complet dans nos iPod, on retrouve quelque chose d’assez intense, mais peut-être pas aussi parfait que l’on aurait pu se l’imaginer.

La plupart des morceaux de Lantern garde le côté festif et de piste de danse, la chanson Ryderz est sans aucun doute celle qui brisera l’ambiance de vos soirées monotones et grises. Tout au long de l’album, plusieurs chanteurs et chanteuse agrémentent les compositions synthétiques de l’artiste, notamment Irfane, Migel et Jhené Aiko. Hudson Mohawke profite de ces collaborations pour changer un peu l’ambiance de ses compositions solos, mention spéciale ici à l’incroyable performance de Aiko sur la pièce Resistance.

Certaines chansons sont plus minimales, d’autres oscillent entre délire de synthétiseurs et de mélodie 8bit.

Un point agaçant de l’album est le matriçage sonore de ce dernier qui est incroyablement fort. Par moment, on croirait littéralement que la production des morceaux est faite pour que tout sonne au même niveau sonore. Ça peut devenir agaçant lorsque l’on écoute le tout dans un casque d’écoute, puisque les sons sonnent limites saturés… Cependant, si vous êtes en mode fiesta en plein vendredi soir, vous ne cesserez de taper du pied, c’est garanti.

Ce n’est peut-être pas un album qui a autant frappé fort que l’on s’y attendait, mais Hudson Mohawke nous prouve encore une fois qu’il a définitivement trouvé son style.

* À voir à Osheaga le samedi 1er août.

Artistes
Villes
Salles

Vos commentaires