Ingrid St-Pierre
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Critique album | Ingrid St-Pierre – L’Escapade

Ingrid St-Pierre - L'escapade Ingrid St-Pierre L'escapade

Ingrid St-Pierre a fait sa petite mam’zelle de chemin depuis la sorti de son premier album, il y a environ un an et demi. Faisant suite à ce dernier – qui lui aura valu, entre autres, une nomination dans la catégorie « Découverte de l’année » au dernier Gala de l’ADISQ – arrive L’Escapade, un opus plus fourni, mais toujours aussi délicat.

À l’écoute de L’Escapade, ceux qui ont vu Ingrid St-Pierre en prestation du temps qu’elle tournait pour l’album précédent n’auront que peu de surprises. La raison est la suivante : bon nombre de ses chansons était déjà jouées en spectacle il y a plus d’un an.

Ainsi, certains se surprendront à chantonner les paroles de Les Avalanches, Deltaplane, Coin Livernoche ou Feu de Bengale dès la première écoute, sans trop savoir pourquoi, mais en prenant bien soin de s’inventer une qualité d’auditeur supérieur, du genre: « J’apprends vraiment tout le temps super vite les paroles de chansons. »

Des surprises, il y en a tout de même, mais elles viennent d’ailleurs. Les arrangements atmosphériques, avec choeurs lointains et cuivres de La Chocolaterie nous amènent bien loin du travail piano-solo qu’Ingrid trimballe habituellement. Il y a une ambiance de sauna qui règne tout au long de cet album : ça sonne embué, vaporeux.

 

Album de fille?

C’est excessivement féminin comme album, aussi. Le genre d’album que 4 gars n’écoutent pas ensemble, dans le tapis, à dos de dragon de Comodo, en brandissant le drapeau des States, en se rendant au Monster Spectacular. Le genre d’album qui, malgré ta virilité d’alpha, te fera sourire sans raison valable, même sans scène de combat de chiens en Harley dans un pit de chaînes en feu. Le genre d’album qui pourrait te donner tes règles.

Et pourtant le genre d’album que plusieurs hommes adoreront, car très bon.

Mais, messieurs, vous pourrez toujours vous en sauver en prétendant que vous n’écoutez l’album que pour les textes. Parce que c’est LA force de madame St-Pierre.

Exemple de tournure de phrase se méritant un hochement de tête sincère :

« On s’est colorié les nuits blanches ».

Quand même.

* En concert un peu partout au Québec au cours des prochains mois, notamment au La Tulipe, à Montréal, le 8 février 2013, et au Grand Théâtre de Québec le 6 décembre 2012.

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