Krokus
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Critique album | Krokus – Dirty Dynamite

Krokus - Dirty Dynamite Krokus Dirty Dynamite

Les Suisses font aussi du hard-rock, bien qu’ils soient davantage reconnus pour leur chocolat et les banques neutres. Actifs depuis 1975, les vétérans de Krokus nous présentent leur 17ième album studio, Dirty Dynamite. Simple et efficace, vraiment sans plus, voilà ici un disque correct à se mettre sous la dent en attendant un nouvel ACDC.

Forcément dès les premiers accords et avec la voix, on pense aux légendes Australiennes du genre. Des riffs clairement rock’n’roll mènent la charge avec la touche boogie-woogie et bluesy des frères Young. Ce n’est pas pour rien que Krokus est souvent comparé à ACDC et ce n’est pas près de changer.

On pense aussi à Rose Tattoo, et même à Status Quo dans un passage de Go Baby Go qui n’est pas sans rappeler le classique Caroline.

On note une reprise assez étonnante de Help des Beatles dans une version slow rock très eighties. Plutôt intéressante et réussie. Mais c’est bien la seule chose de surprenant sur l’album…

Ne cherchez pas une quelconque originalité dans cet album. Les morceaux s’enchaînent et se ressemblent, abusant de riffs ACDCiens, et les paroles utilisent également à outrance tous les clichés du genre.

Certains y reprocheront peut-être un manque d’inspiration musicale et d’originalité, alors que d’autres y trouveront un son authentique et pur, qui sonne comme à la bonne époque du hard rock.

Poussé à fort volume dans le char ou lors d’un party, la musique de Krokus fait indéniablement remuer la tête et taper du pied. On peut entendre de la Gibson et du Marshall ; les guitares sonnent très bien, hard-rock sans être trop méchant, et franchement bluesy sur plusieurs morceaux. Les solos swinguent parfaitement à la mode Chuck Berry.

Krokus a du métier, et ses membres jouent bien leur rock’n’roll.

Simple et efficace, le tout manque peut-être d’inspiration et de puissance. On cherche en vain ce petit quelque chose de plus,  une touche plus personnelle qui permettrait d’apprécier cet album et de nous mener au-delà de ce que font déjà ACDC et consorts, un peu comme Airbourne avait réussi à le faire, par exemple.

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