Pretty Lights

Critique album | Pretty Lights – A Color Map of the Sun

Pretty Lights - A Color Map of the Sun Pretty Lights A Color Map of the Sun

Derek Smith, mieux connu sous le nom de scène de Pretty Lights, offre A Color Map of the Sun, album de 16 titres en téléchargement gratuit sur son site. Une vraie aubaine, parce qu’on payerait sans regrets pour un disque de cette trempe.

Pour la grande majorité emplie de pièces instrumentales, A Color Map of the Sun est teinté de beaucoup de hip hop, ou du moins d’influences flagrantes de ce dernier, et bombarde l’auditeur de constants emprunts à un soul qui semble directement sorti de l’époque Motown.

Beaucoup de cuivres, donc. Et tout autant d’échantillonnage vocal.

Contrairement à ce qui se fait ces derniers temps dans le microcosme de l’électro, Pretty Lights laisse les basses lourdes à l’arrière-plan, au profit du son plus clair des cymbales, d’où cette impression de hip hop de la vieille école, probablement.

Parlant de rap, mentionnons aussi que Talib Kweli vient faire ce qu’il fait de mieux sur Around The Block, le premier single. Et clairement, ça fonctionne. Peut-être monsieur Lights bénéficierait-il à s’adjoindre plus souvent de MCs.

Il se permet aussi, en proportion moindre, des incursions en sol plus pesant, touchant ici et là au dubstep.

Malheureusement, même si des titres plus agressifs, comme Let’s Get Busy et Prophet, sont réussis, le monde de la musique électro (et en tout genre, au fond) est tellement bombardé d’éléments dubstep depuis un moment qu’on en vient quasiment à se dire « Pas encore » plutôt que « Wow ».

Mais Pretty Lights réussit tout de même l’exploit d’intégrer certains éléments du style de manière subtile (la subtilité n’étant pas la qualité première du genre, avouons-le).

Chapeau.

Chapeau aussi pour la diversité des sonorités. Presque 100% des titres de l’album dépassent les cinq minutes et pourtant, l’artiste réussit à garder notre attention à tout coup, sans qu’on ne se lasse.

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