Will Butler
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Critique album | Will Butler – Policy

Will Butler - Policy Will Butler Policy

Ceci n’est pas un album d’Arcade Fire. Voilà qui est dit. 

Lorsqu’on se met à l’écoute de Policy, il ne faut pas s’attendre à du calibre AF. Il ne faut pas espérer un Funeral ou un Suburbs. Ce n’est ni réaliste, ni pertinent.

L’aventure solo de Will Butler a visiblement des intentions inverses : aller là où Arcade Fire ne peut plus se permettre d’aller, soit dans le rock’n’roll débraillé, dans la spontanéité et la sympathique simplicité. Son band est trop gros pour ça désormais, et l’idée de produire une galette solo sert de canal pour revenir à la source, aux années plus simples.

Pour ceux qui mélangeraient encore les deux frères, Win Butler est le chanteur et principal auteur-compositeur du groupe. Le mari de Régine. Le leader du groupe.

Will, lui, c’est le petit frère agité, multi-instrumentiste, qui court d’un bout à l’autre de la scène en garrochant un pauvre tambour dans les airs et sur le sol, frénétiquement. C’est la surintensité incarnée, un être bouillant qui pète le feu.

Sans surprise, donc, son album part dans un sens, puis dans l’autre, comme un chiot trop excité.  « Where’s the fire ?  Let it burn », lance-t-il en entrée de jeu sur l’excellente (et entraînante) Take My Side, première chanson Strokesque de l’album. Comme s’il cherchait justement ce « feu » qui animait jadis sa carrière musicale moins structurée.

Dès la suivante, Anna, le voilà dans l’univers électro-pop minimaliste. Ça changera ainsi de chanson en chanson jusqu’à la fin.

Le tout donne une impression de projet inachevé, pas nécessairement très abouti. Ça manque un peu de vernis. De direction aussi. Mais cet aspect semble pleinement assumé, comme en témoigne la très jolie Finish What I Started :

Someone please finish what I started
I tried my best, but my best was half hearted
Someone please, you can take the credit
I can leave, walk away and forget it

Certains trouveront donc beaucoup à redire sur cette approche un peu slacker, mais en ce qui nous concerne, le plus gros défaut de Policy est sa courte durée : à peine 8 chansons, pour tout juste 32 minutes de musique.

* À voir au Bar Le Ritz P.D.B. les 28 et 29 mars prochains. 

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