Ariane Moffatt
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Critique concert: Ariane Moffatt aux FrancoFolies de Montréal

Quand on pense à Ariane Moffatt dans un Métropolis plein à craquer, on imagine un gros party. Ajoutez à cela la frénésie des FrancoFolies de Montréal et une artiste qui est plus qu’heureuse de revenir à Montréal après une série de concerts en France et aux États-Unis et vous obtiendrez une bonne idée de la soirée à laquelle ont eu droit les spectateurs dimanche soir!

Photo par Frédérique Ménard

La polyvalente Ariane Moffatt est arrivée sur scène vers les 22h, après une performance plus ou moins emballante de Frank Deweare. Ceux qui s’attendaient à une performance axée sur le répertoire francophone d’Ariane étant donné le contexte des FrancoFolies se seront trompé: d’entrée de jeux, l’artiste nous offre deux pièces en anglais, tirées de son dernier album bilingue, MA.

Ce début de concert allait donner le ton au reste de la soirée, puisque Ariane a interprété presque exclusivement ce dernier opus en première partie, en faisait un concert beaucoup plus anglophone que francophone. L’artiste y est d’ailleurs allée d’un peu d’humour à ce sujet à quelque reprises au cours de la soirée, remerciant entres autres les FrancoFolies de lui donner une place même si elle faisait maintenant de la musique en anglais.

De toute façon, le public n’en avait rien à faire qu’Ariane Moffatt se la joue bilingue dimanche soir, puisqu’il était venu pour s’éclater, et l’auteure-compositrice-interprète lui en a donné pour son argent!

Ariane Moffat était comme une enfant sur scène, surexcitée et jubilante devant se public participatif qui envoyait de grosse dose d’amour sur scène.

Peu importe les petits problèmes techniques qui semblaient s’additionner au fil de la soirée (rien que la foule ne pouvait entendre, mais des détails qui semblaient gêner les musiciens), le ton était à la fête et au je-m’en-foutisme!

Ariane Moffatt avait promis quelques invités sur scène avec elle. Elle ne mentait pas, puisque David Giguère est venu rejoindre la chouchou du Mile-End pour interpréter la pièce Laisse tomber les filles de France Gall.

La deuxième surprise allait survenir au premier rappel. Alors que tout les musiciens étaient réunis sur scène, Ariane compris, et qu’on s’attendait à l’entendre chanter les premières notes de Le coeur dans la tête, le public a été surpris d’entendre une voix masculine sortir de nulle part. Mais pas n’importe quelle voix, celle de Pierre Lapointe, qui s’est amené sur scène pour chanter en duo avec la star de la soirée. Une très belle version de la chanson, qui n’a pas l’habitude d’être chantée en duo, et qui avait été réarrangée pour coller parfaitement à Pierre Lapointe, mélangeant son style et celui d’Ariane.

Photo par Frédérique Ménard

C’est également en rappel qu’on a pu être gâté du matériel plus ancien de l’artiste, avec la pièce Montréal, version reggae comme elle se plait désormais à la faire, et la pièce Jeudi, 17 mai, version 2012 pour montrer son appui à la crise étudiante.

Comme deuxième rappel, la foule a été séduite par la fameuse Je veux tout, encore une fois remixée.

Un concert qui ressemblait donc beaucoup au lancement qui avait eu lieu au Rialto le 29 février dernier dans sa grille de chansons, mais qui était doté d’une mise en scène et d’une aisance des musiciens version très améliorée! De plus, l’éclairage de Mathieu Roy était 100% plus efficace sur une grande scène comme celle du Métropolis que sur celle du Rialto. Cette fois, l’effet était sublime!

Ariane Moffatt sera de retour sur la scène de l’Astral ce soir somme invitée de Monique Giroux.

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