Éli et Papillon
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Critique concert: Éli et Papillon aux Francofolies de Montréal

Éli et Papillon par Victor Diaz Lamich

Un jeune duo, Éli et Papillon, prenait place sur la scène Sirius XM vendredi soir pour nous présenter sa musique originale légère et mélodique. Un premier album homonyme lancé en mai dernier en poche, Éli et Papillon a proposé une dizaine de compositions aux festivaliers. Une belle découverte.

Si on ressent une petite timidité de la part d’Élise Larouche, la voix du groupe, cela n’enlève rien au charme des chansons aux rythmes doux du duo. Marc Papillon-Ferland de son côté prend un plaisir évident à jouer. Sa versatilité est indéniable et il manie aussi bien la guitare que le piano. Il possède d’ailleurs une facilité et une dextérité évidente pour ce dernier instrument.

Éli et Papillon par Victor Diaz Lamich

Il est impossible de ne pas penser à Coeur de Pirate en entendant la voix douce et claire d’Éli, appuyée d’une grande présence du piano et de textes abordant plus souvent qu’autrement l’amour et ses déboires, mais avec beaucoup plus de profondeur et d’habileté. Il s’en dégage une poésie parfois naïve, mais bien construite, plus recherchée.

Le groupe possède quelques titres accrocheurs, tels que Milles querelles, premier extrait issu de l’album, qui reste longuement en tête ou À contrecoeur empreint une belle progression

Éli et Papillon par Victor Diaz Lamich

Constamment cramponnée à son micro, la chanteuse pourrait se laisser plus aller à sa musique, comme son collègue, qui semble s’imprégner complètement de ses mélodies harmonieuses, mais on se doute bien qu’il ne s’agit que d’une question de temps pour trouver une aisance assurée sur scène.

Éli et Papillon est en somme un duo rempli de potentiel, d’harmonies et de musique dont on a hâte de suivre l’évolution.

 

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