The Cranberries
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Décès de Dolores O’Riordan | Retour sur le dernier concert de The Cranberries à Montréal

On apprend aujourd’hui le décès de la chanteuse du groupe The Cranberries, Dolores O’Riordan, à l’âge de 46 ans. Sors-tu.ca vous propose un retour sur le dernier show des Cranberries à Montréal, qui remonte à 2012, dans un Métropolis plein à craquer. (Rappelons qu’un concert était prévu à l’automne dernier à la Maison Symphonique, mais avait dû être annulé).


* Texte originalement publié le 9 mai 2012.

Il y a trois ans, la formation The Cranberries – alors nouvellement reformée – donnait un spectacle des plus enjoués à l’Olympia de Montréal, devant une foule totalement conquise. Hier soir, ils ont remis ça dans un Métropolis plein à craquer et gonflé à bloc. Faisant la promotion de leur plus récent album, Roses, les quatre Irlandais ont malgré tout opté pour une liste de chansons remplie de succès, au grand plaisir de leurs admirateurs.

Photo par Martin Charbonneau

Pas de doute ici, on était bien en mode nostalgique, et personne dans le public n’allait s’en plaindre. Devant une toile évoquant un mur de ciment usé, sous des éclairages typiques de spectacle rock, les membres de The Cranberries ont été accueillis sur scène avec une salve assourdissante d’applaudissements.

Dès les premières notes de Dreams, le spectateur s’est retrouvé immédiatement plongé en 1993. Frissons mélancoliques garantis.

La formation a continué avec Linger, un autre de ses premiers succès. Et des succès, The Cranberries en a eu tout au long de sa carrière, et la soirée en fut remplie. Nommez-les, ils ont tous été joués : Animal Instinct, Just My Imagination, Ode To My Family, Analyse, When You’re Gone, I Can’t Be With You et plusieurs autres.

Dolores O’Riordan paraissait en grande forme. Se déhanchant allègrement, dansant, parcourant la scène d’un bout à l’autre, la chanteuse ne faisait certainement pas son âge. Si elle a maintenant recours à une choriste pour l’aider sur certaines parties vocales (dont l’intro de Ode To My Family, entre autres), ceci ne dérange pas; la jolie voix de Johanna Cranitch est un bel ajout au son du groupe. Discrète au fond de la scène, la choriste complémente O’Riordan avec beauté. Et celle-ci chante encore aussi bien qu’avant.

 

Charmante Dolorès

Photo par Martin Charbonneau

O’Riordan est une charmeuse née, elle tient la foule dans sa main, et on peut voir le plaisir dans ses yeux, tels ceux d’une gamine, lorsqu’elle fait chanter le public.

De même pour ses musiciens, qui semblent prendre plaisir à jouer ensemble. Noel Hogan a eu ses quelques moments à la guitare, et Mike Hogan et Fergal Lawler à la batterie ont très bien performé. Sans être de grands musiciens, les trois hommes fonctionnent bien ensemble. Si les carrières solos de chacun – y compris O’Riordan – n’ont pas donné grand-chose, force est d’admettre que ces quatre-là ensemble, ça fonctionne!

Si les nouvelles chansons, telles que Tomorrow ou Schizophrenic Playboy, n’ont pas la force de frappe de leurs prédécesseures, elles se sont tout de même bien mélangées au reste des titres. Le public semblait moins réceptif à ces pièces, mais ceci est tout à fait normal. La plupart des gens présents, dans la trentaine et quarantaine, étaient visiblement venus pour entendre des titres de leur jeunesse.

Photo par Martin Charbonneau

Après une série de « hits » du passé tels que Free To Decide, Daffodil Lament et Ridiculous Thoughts, le groupe a conclu avec son plus grand succès, Zombie, qui fut entonné par la foule. Plusieurs têtes se sont laissé aller pendant la chanson, suivant le rythme entraînant des guitares et l’atmosphère était chaude et humide.

Au rappel, deux nouvelles pièces – Conduct et Losing My Mind – et une Salvation complètement déchaînée ont terminé en beauté ce spectacle qui a ramené tout le monde, le temps de quelques heures, dans les années 1990. Et quel plaisir ce fut!

 

Vintage Trouble

Si, suite à une expérience scientifique, on avait croisé Raphael Saadiq et Wilson Pickett, ça aurait probablement donné quelque chose comme Ty Taylor, le chanteur de Vintage Trouble, groupe qui assurait la première partie. De la musique soul mais sans cuivres, avec une guitare prédominante, qui rocke et qui fait très bien son boulot de réchauffer la foule.

L’atmosphère s’est enflammée au fur et à mesure de la performance, et Taylor est même descendu dans le public vers la fin. Un excellent groupe, très dynamique, à découvrir.

Photos en vrac

(par Martin Charbonneau)

 

 

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