Couscous Comedy Show
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Critique | Couscous Comedy Show – Spécial Adib Alkhalidey au Cabaret du Mile-End

Le Couscous Comedy Show reprenait du service, vendredi, au Cabaret du Mile-End. Une fois tous les mois, le Couscous Comedy Man, Uncle Fofi et son équipe prennent possession des lieux pour une déferlante d’humoristes, d’artistes en tout genre et d’absurdité. L’édition de vendredi  ne manquait pas à la tradition en proposant un show spécial Adib Alkhalidey

Au Couscous Comedy Show, il faut apprendre l’art de la patience et de la détente. Le show marche aux imprévus et à l’improvisation, et c’est comme ça qu’il fonctionne le mieux. La désorganisation fait son charme.

Après une première partie en compagnie du groupe Labess, d’Uncle Fofi ou avec une performance en speed-painting, Adib Alkhalidey arrive enfin. Faire sa description frôlerait l’accessoire alors que l’artiste figure en tant qu’étoile montante de l’humour au Québec. L’humoriste présentait de l’ancien, mais aussi du nouveau matériel en prévision de sa future tournée en automne 2013.

Adib Alkhalidey est souvent identifié de par ses origines. Peau basanée, mèches folles ; dur de l’assimiler à un produit pure laine et de ne pas l’interroger sur son ascendance. Et pourtant, il dit de manière tordante qu’il est exaspéré d’être arabe parce que tout le monde en veut aux arabes !

Comment défendre les arabes quand on ne connaît soi-même pas grand chose de ses origines ? Il s’en suit tout un sketch sur les stéréotypes et ses caractéristiques physiques. Adib a l’acuité de transformer un débat de fond, un problème sociétaire, en dérision la plus comique.

L’humoriste continue avec son fameux sketch de Tim Hortons et celui des chèvres désorganisées en rapport aux anglophones qui viennent à Montréal pour faire la fête le samedi soir. Il apporte de nouveaux éléments en rapport à l’homosexualité, à la folie passagère, etc.

Les punchlines s’enchaînent et ont un rapport plus ou moins certain entre elles. Pourtant, au milieu de cette sensation de désordre semble apparaître deux concepts récurrents : démonter les généralités et les déductions, parce que comme l’explique Adib, il n’a pas le temps de faire ça avec tout le monde, et, pour s’en sortir, il faut savoir être plus « fucké » que les autres.

Que dire de plus à part qu’Adib Alkhalidey mérite sa réputation d’étoile montante de l’humour québécois. Il sait conserver ce côté spontané qui rend ses blagues naturelles et marrantes de manière involontaire, en comparaison à des humoristes telles que Sugar Sammy qui ont la punchline réglée à la seconde près. Un artiste à voir, et même à revoir.

Mention spéciale au couscous d’Unclefofi. Délicieux.

Le Couscous Comedy Show revient au Cabaret du Mile-End le 7 décembre prochain avec une soirée spéciale Boucar Diouf.

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