Geneviève Gagnon
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Critique humour: Geneviève Gagnon à Laval

Mardi 27 septembre 2011 – Salle André-Mathieu (Laval)

À 43 ans, l’humoriste Geneviève Gagnon présentait fièrement son premier one-woman show à la Salle André-Mathieu, à Laval, mardi soir. Efficace à défaut d’être très original, le spectacle réconfortant de Geneviève Gagnon a tout ce qu’il faut pour connaître un grand succès populaire, sans réinventer les codes de l’humour.

Peu importe l’âge, les humoristes ont toujours cette tendance à proposer un regard autobiographique lors d’un premier spectacle et Geneviève Gagnon ne déroge pas à la règle. Le spectateur est invité à embarquer à pieds joints dans l’intimité de l’humoriste, à se laisser conduire par ses anecdotes personnelles.

Tout ce qu’il y a de plus « vrai peuple », la brunette humoriste enchaîne les thèmes les plus exploités en humour: les ados, la vie en région, la maternité, l’homosexualité, les SPM, le camping.

Quelques numéros se démarquent par leur nature plus décoiffante, notamment son numéro sur le gynécologue, qui laisse messieurs pantois.

Pour le reste, les thèmes sont abordés parfois avec mordant, mais souvent de façon assez conventionnelle, tout comme l’est la mise en scène.

Le charme de Geneviève Gagnon réside donc dans sa livraison et sa prestance sur scène, qui rappelle un mélange entre Lise Dion et Cathy Gauthier. Sa maturité lui sert bien. On sent chez elle un sens de l’auto-dérision désarmant.

Les textes, très bien maîtrisés, sont également bien fignolés sans être trop complexes. On reconnaît souvent l’apport de François Léveillée, qui co-signe les textes, tout comme Étienne Langevin. Quelques punchs seraient mieux servis s’ils étaient resserrés.

Avec son premier spectacle, Geneviève Gagnon ne réinvente donc pas la roue, mais sert à son public une heure et demie de plaisir sans entracte dans une ambiance décontractée et menée avec assurance par une dame qui sait occuper son espace sur scène. Elle mérite certainement sa place dans ce créneau qui fut jadis occupé par les Lise Dion et Claudine Mercier de ce monde…

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