Mastodon
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Critique | Mastodon et Gojira au Métropolis

Cinq mois après un passage turbulent au Rockfest de Montebello, le quatuor atlantien Mastodon était de retour au pays mercredi soir, le temps d’un frétillant spectacle au Métropolis de Montréal aux côtés de Kvelertak et Gojira. Compte-rendu chronologique.

Les portes ouvrent à 18 heures, mais on se doute bien qu’un show métal ne commencera pas avant au moins 20 heures.

Erreur. C’est un programme triple, et la troupe norvégienne de hardcore black metal Kvelertak ouvre la soirée dès 19 heures 30 devant un parterre clairsemé, mais pas trop. Fan invétéré de l’Halloween, le chanteur arbore un sensationnel masque de hibou.

Gojira

Les incroyables Français de Gojira prennent le relais avec leur death technique acéré. L’accueil est chaleureux, et la double pédale se fait aller allègrement. «On a quelques morceaux pour vous. Je crois que ça va bien péter», lance le chanteur Jo Duplantier, avec un calme surprenant avant de crier à tue-tête les paroles de The Heaviest Matter of the Universe.

Gojira, photo par Pierre Bourgault

Gojira, photo par Pierre Bourgault

La lourdeur de l’ambiance impressionne sur Toxic Garbage Island et L’enfant sauvage, notamment. Après à peine 40 minutes de rentre-dedans, le groupe quitte la scène pour laisser la place à Mastodon. «Merci câlice de tabarnak !!» déclare Duplantier, serein.

45 minutes d’entracte. Bondée comme jamais, la salle se vide furtivement, contrairement au trottoir d’entrée du Metropolis qui se remplit de fumeurs et de buveurs de king can.

Mastodon

21h40 : le quatuor s’amène avec, comme à l’habitude, une mise en scène modeste, principalement vouée à mettre en valeur la lourdeur des pièces. Les éclairages violacés s’imposent sur Tread Lightly, pièce d’intro de Once More ‘Round The Sun et, ainsi, du présent spectacle.

Ça vire au jaune sur la suivante : la pièce-titre du dernier album, aux effluves power metal rassembleurs. Le moshpit s’avère toutefois contrôlé. Les spectateurs hochent la tête plutôt que de se sacrer des coups de genoux. La classique Oblivion, du génial Crack The Skye, ne change pas la donne, mais contribue à l’accélération d’un mouvement corporel.

Mastodon, photo par Pierre Bourgault

Mastodon, photo par Pierre Bourgault

Pendant une heure, le groupe oscille entre montées progressives et fougue instantanée. La guitare impétueuse de High Road, la monture tranchante de Chimes at Midnight et l’attaque hard rock d’Aqua Dementia apportent un dynamisme certain au spectacle.

Peu bavards, les membres du groupe choisissent avec parcimonie les sujets dont ils veulent parler avec leur public. «Hope you guys are ready for Halloween !!!», lance l’un d’entre eux, alors qu’on se prépare à la tempête verdâtre Halloween, du dernier album, encore une fois. Puis, on repart dans le progressif avec Aunt Lisa, avant de se claquer Divinations, l’une des plus attendues/acclamées de la soirée.

Crystal Skull et Blood and Thunder pour terminer. On ne pouvait demander mieux.

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