Paramore
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Critique | Paramore au Centre Bell de Montréal

Le trio pop-punk Paramore, avec à sa tête la flamboyante Hayley Williams, était de passage au Centre Bell lundi soir dans le cadre de sa tournée Self-Titled Tour qui vise à promouvoir le plus récent album homonyme du groupe. On retrouvait la canadienne Lights et Hellogoodbye en première partie. 

Une soirée un peu prévisible mais qui n’aura déçu aucune attente, ça c’est bien certain.

Photo par Karine Jacques

Photo par Karine Jacques

Le genre de concert qu’offre Paramore fait partie de la catégorie de spectacles qui sont conçus d’abord et avant tout pour les fans, davantage que pour faire la promotion du groupe ou de la forme « d’art » présentée. Et dans le genre, Paramore s’impose probablement comme l’un des meilleurs.

Le groupe, ou plutôt Hayley Williams – qui bien qu’elle soit entourée de cinq musiciens sur scène, porte réellement le « show » sur ses épaules et est celle vers qui tous les yeux sont rivés, à se donner corps et âme pour animer la foule – sont extrêmement généreux de leur temps.

Williams maintient un niveau d’énergie extrêmement élevé et impressionnat durant le concert et ce, d’une manière constante. Son iconique micro jaune/orange à la main, elle est toujours prête à courir d’un bout à l’autre de la scène, à danser, à serrer des mains, lancer des coups de pieds dans les airs, à inviter la foule à chanter avec elle, etc. Elle n’a pas perdu de sa fougue, même 5 ans après que le groupe ait atteint le sommet de sa carrière avec le Riot! tour.

Le groupe sait d’ailleurs bien monter sa grille de chansons. Bien qu’elle compte beaucoup de chansons issues du nouvel album, les succès les plus importants de Riot! (2007) et Brand New Eyes (2009) y trouvent leur place. Seul le tout premier album, All We Know Is Falling (2005) est boudé, hormis pour la chanson Pressure.

C’est donc avec l’entraînante Grow Up que la soirée est lancée, le rideau dévoilant trois énormes barres blanches formant un genre de « III » sur fond noir, ce qui semble le nouveau logo du groupe. Le tout s’enchaîne avec Fast In My Car, pour laquelle les jeux de lumières sont hallucinants: une alternance effrénée entre des phares rouges et bleus complètement hypnotisants submergent la salle comme si des centaines de girophares policiers s’étaient infiltrés au concert.

Photo par Karine Jacques

Photo par Karine Jacques

Un peu plus tard, une chorale tout de velours rouge vêtue est montée sur scène pour accompagner le groupe durant le segment presque gospel de  Ain’t It Fun. Un super moment qui était précédé du succès Crushcrushcrush pour lequel Williams a fait une interminable introduction, invitant une section à la fois les gens à se lever et à se préparer à danser. Mais charisme à l’appui, c’était bien sûr gagner d’avance.

On parlait de générosité plus tôt, et à ce propos, la chanteuse aux cheveux flamboyants a tenu à faire monter une fan sur scène pour chanter le dernier couplet de la populaire Misery Business. Une fan comblée et talentueuse qui semblait avoir appris toutes les mimiques de Williams à la lettre. C’était beau de les voir ensemble.

Après le rappel, le groupe est revenu pour trois chansons et a terminé en grande pompe avec Still Into You, le single du plus récent album, sous une pluie de ballons et de confettis. Cliché, mais ô combien efficace pour ce genre de public.

Le bémol de la soirée revient sans nul doute au choix de salle, qui affichant un air dégarni malgré une configuration en studio-théâtre. Pas étonnant pour un groupe qui s’arrêtait dans des salles comme le Métropolis au meilleur de sa carrière. Difficile alors, malgré tous les efforts de la part du groupe ou même de la foule, de créer un sentiment de proximité.

Mis à part ce détail logistique, bien que le concert n’ait rien de grandiose ou de surprenant à proprement parler, Paramore demeure une valeur sûre en spectacle et promet toujours de satisfaire pleinement ses fans. Et pour ce genre de spectacle, c’est franchement tout ce qui compte.

Grille de chansons

1. Grow Up
2. Fast In My Car
3. That’s What You Get
4. Decode
5. Ignorance
6. Interlude: I’m Not Angry Anymore
7. Now
8. Daydreaming
9. When It Rains
10. Last Hope
11. Brick by Boring Brick
12. Interlude: Holiday
13. Crushcrushcrush
14. Ain’t It Fun
15. The Only Exception
16. In The Mourning
17. Pressure
18. Misery Business

Rappel
19. Part II
20. Interlude: Moving On
21. Still Into You

Photos en vrac, par Karine Jacques

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