The Damn Truth
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Critique | The Damn Truth au Café Campus

Le Café Campus était complètement rock, jeudi soir, alors que The Damn Truth venait présenter son nouvel album vinyle Get With You. La formation a profité de l’occasion pour jouer quelques nouvelles compositions. Retour sur cette soirée. 

En décembre 2013, la formation montréalaise avait fait la première de Three Days Grace, au Métropolis. La chanteuse était alors plus qu’enceinte, mais cela ne l’avait pas empêchée de  faire honneur à la musique de son groupe. Quelques mois plus tard, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose de The Damn Truth. Et c’est exactement ce qui est arrivé.

À 21h25, le Café Campus sombrait dans l’obscurité. Lee-La Baum et sa troupe s’installaient par la suite sur scène : le spectacle pouvait commencer!

Lors de la première chanson, le micro ne semblait toutefois pas ajusté convenablement, ce qui rendait le travail de la chanteuse un peu plus ardu. Heureusement, le problème a rapidement été réglé, et dès la chanson suivante, tous pouvaient profiter de la voix puissante de Baum, qui rappelle parfois celle Janis Joplin.

Par la suite, tout semblait être en place pour une grosse soirée de rock, parsemée de quelques touches de blues, car The Damn Truth, c’est aussi ça.

Sur certaines pièces, on sent clairement l’influence de Led Zeppelin, surtout sur I Want You (He’s a Lightweight). Qui dit blues dit musique langoureuse et ambiance «sexy» et avec cette chanson, il est difficile de faire autrement. Baum a demandé à la foule de se rapprocher : « Get closer, ’til it gets all warm and sweaty. I’m gonna get sexy on this one ». Quelques instants plus tard, elle embrassait le guitariste, Tom Shemer, son conjoint, avant de se remettre à se déhancher pour le reste du morceau.

Tout au long du spectacle, on pouvait autant apprécié le savoir-faire de Shemer, qui rendait hommage au bon vieux rock. Donnons également une mention à David Massé, le bassiste, qui a fait un travail exemplaire. Le son de la basse était parfait et on pouvait profiter pleinement de cet instrument, que l’on entend un peu moins dans les spectacles, de manière générale.

Autant sur album que sur scène, The Damn Truth nous prouve que le rock classique est toujours en vie. Une bonne chose pour les amateurs de musique du genre!

Du nouveau matériel, oui, mais…

Qu’on se le tienne pour dit : c’est toujours plaisant quand un groupe qu’on affectionne travaille sur de nouvelles chansons. On a déjà hâte de se procurer l’album pour éventuellement voir de quoi tout ça aura l’air en spectacle.

Mais quand on assiste à un concert et que le dit groupe présente beaucoup de nouveau matériel, ce détail peut apporter un petit bémol à la prestation. Rien de négatif, car le public semblait ravi d’avoir quelque chose de nouveau à se mettre sous la dent. Après tout, le tout premier album du groupe, Dear in the Headlights, avait vu le jour à l’automne 2012. Et le nouvel extrait, Get With You, que l’on peut se procurer sur le site Internet du groupe depuis quelques temps, laisse présager de bien belles choses pour l’avenir de la formation montréalaise.

Baum a tout de même pris le temps de remercier le public pour l’accueil chaleureux des nouvelles chansons. Le groupe semble aimer faire des tests avec leur musique, lorsqu’ils se retrouvent sur scène, pour voir comment leurs fans réagissent. Un peu à l’image de leur prestation, au Café Campus, jeudi soir.

Il sera intéressant de voir quelle allure prendra leur prochain projet, mais il y a fort à parier qu’il contiendra toute l’intensité des musiciens et leur côté « rock classique ».

Pour le rappel, le groupe y est allé de la pièce Montreal. Un très beau moment, pour le public de la métropole. Seul le guitariste avait gardé son instrument. Le bassiste, quant à lui, donnait la réplique à Baum, à certains moments, en répétant ce qu’elle disait. Le contraste voix féminine-masculine était très beau. Et avant de quitter définitivement la scène, le groupe a retrouvé toute son intensité avec Too Late. Une belle façon de boucler la boucle.

En somme, un petit concert rock – à peine plus d’une heure, rappel inclus – qui aura certainement su faire plaisir aux spectateurs présents, qui étaient tout de même très nombreux, dans la grosse salle du Café Campus.

Gloryhound en première partie

C’est la formation de la Nouvelle-Écosse, Gloryhound qui est venue réchauffer la foule, quelques minutes après 20h00, jeudi soir. Le groupe, qui n’a que deux albums à son actif (Electric Dusk, 2012 et Loaded Gun, 2014), a présenté un peu plus d’une dizaine de chansons, tirées de leur répertoire.

Fait intéressant, leur plus récent album a été produit par Garth «GGGarth» Richardson. Ce dernier a notamment travaillé aux côtés des Rage Against the Machine, Red Hot Chili Peppers et Foo Fighters, pour ne nommer que ceux-là. Gloryhound est donc entre de très bonnes mains.

Sur scène, les musiciens livrent la marchandise. Leur son rock alternatif est très bon et ils semblent se l’approprier à merveille.

Mais sur scène, ils semblent aussi timides.

En effet, les membres du groupe restent  à leur place respective et ne se laissent pas vraiment aller. Rien qui ne nuise à la prestation, vraiment. Au fil des chansons, le bassiste se lâche un peu plus en effectuant quelques sauts et en incitant de plus en plus les spectateurs à taper des mains. On imagine qu’au fil des années et des performances, le groupe continuera de donner des bons concerts et on l’espère, apprivoiser la scène pour ajouter un petit plus à tout ce qu’ils font déjà!

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