The Weather Station
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Critique | The Weather Station et Spencer Burton à la Casa Del Popolo

Jeudi soir, la Casa Del Popolo servait une dose de canadiana en présentant les artistes ontariens Spencer Burton et The Weather Station. Un spectacle qui prendra finalement des airs de grosse séance de cocooning.

Évidemment, ç’aurait été surprenant qu’un mosh pit se forme et que les membres de The Weather Station lancent leurs instruments en feu vers le bar, mais malgré la tranquillité des compositions folk-country de la formation, c’était tout de même surprenant de voir le public assis devant eux, sur le plancher de la Casa.

Surprenant, mais pas déplaisant. La voix murmurée de Tamara Lindeman, frontwoman de Weather Station, sa façon d’effleurer sa guitare, imposaient ce genre d’ambiance ultra-intime.

Et le reste du groupe qui l’accompagnait rajoutait dans la retenue. Au point où on avait l’impression que le batteur caressait les peaux de ses tambours, ce qui était assez impressionnant vu le talent que ça prend pour réussir à faire ressortir son instrument tout en jouant si calmement.

Mais c’est lorsque Lindeman se l’ai joué solo (ses musiciens assis aux quatre coins de la scène) et que ses chansons se sont vues dépouillées de tout artifice qu’on a pu constater l’efficacité de son écriture.

Si efficace soit l’écriture de la jolie dame, sa première partie, Spencer Burton (anciennement nommé Grey Kingdom) lui a malheureusement volé la vedette.

Burton, ex-membre du groupe indie-punk-rock canadien Attack In Black (dont faisait partie un autre membre phare de la scène canadiana actuelle, Daniel Romano) est non seulement doté d’un paquet de cordes vocales directement volées à UN ANGE, mais il est surtout super à l’aise sur une scène.

D’un, grâce à son charisme. De deux, parce que quand il fait des blagues, elles sont drôles pour vrai. Genre que son sarcasme est à point.

Seul truc un peu dommage est que la plupart des compositions du nouvel album de Burton sont toutes jouées dans un même « open tuning », ce qui veut dire qu’elles partagent toutes les mêmes notes de base et que donc après quelques-unes on commence à les confondre et à ne remarquer que les similitudes.

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