Les Enrobantes

Critique théâtre | Les Enrobantes au Grand Théâtre de Québec

La troupe Pupulus Mordicus et ses marionnettes attachantes nous reviennent avec une pièce inspirée des dernières années du célèbre psychanalyste Sigmund Freud. Animé par le génie créatif de Pierre Robitaille qui personnifie à la fois le docteur Freud et sa marionnette, Les Enrobantes nous offre une savoureuse auto-psychanalyse de ce génie à l’esprit troublé par la perte de sa vigueur d’autrefois.

Photo de courtoisie, par Vincent Champoux.  © Le Théâtre du Trident.

Photo de courtoisie, par Vincent Champoux. © Le Théâtre du Trident.

C’est avec beaucoup de légèreté et d’humour que sont abordés des sujets plus sombres tels la guerre, la passion perdue, la mort…. Mais toujours sur fond de comédie un peu grivoise.

Alors que les Allemands envahissent Vienne, l’homme vieillissant se retrouve confronté à ses propres démons, son impuissance, ses pulsions de vie et cet instinct de mort qui l’habitent.

C’est dans une Autriche assombrie par la guerre et le régime allemand que le Docteur Freud tente de trouver la cause de son manque de vigueur. À la fois pourchassé par sa femme castratrice, les  »bons ariens » allemands, Carl Gustav Jung et Mélanie Klein…

Tous tentent de mettre la main sur les documents de cette mystérieuse psychanalyse qui dévoilerait au grand jour la pensée trouble du grand maître. Dans cet enchaînement de situations saugrenues, tous les protagonistes aboutissent au Cabaret où Freud rencontre la sulfureuse Lola. À la fin de ses jours, cette dernière sera la seule à savoir l’écouter.

Cette brillante pièce de Marie-Christine Lê-Huu, d’après l’idée originale de Pierre Robitaille, est une délicieuse satyre remaniée pour le Théâtre du Trident.

La troupe Pupulus Mordicus a raflé plusieurs prix depuis leur début en 1995. Après leur premier succès Faust, pantin du diable, qui s’est mérité une mention spéciale au Gala des Prix d’excellence des arts et de la culture du Québec, leur répertoire contient maintenant huit pièces dont entre autres L’oiseau vert (2008), L’Opéra de quat’sous (2011) et le magistral Cabaret Gainsbourg.

Cette fable burlesque aux rebondissements spectaculaires ne risque certainement pas de vous ennuyer !  C’est même un arrêt obligatoire pour tout bon passionné de théâtre et néophyte à la recherche de nouveaux coups de coeur!

Les Enrobantes sera présenté jusqu’au 18 mai au Théâtre du Trident. Bon théâtre!

 

www.pupulusmordicus.qc.ca

Photo de courtoisie, par Vincent Champoux. © Le Théâtre du Trident.

Photo de courtoisie, par Vincent Champoux. © Le Théâtre du Trident.

 

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