Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
The Human Rights et Okapi au Ministère | Moments reggae de qualité
Toute la magie des jams reggae et du sound system réside dans la création de liens et le rapprochement humain. Hier, au Ministère, c’est exactement ce qui réunissait la formation d’ici Okapi et le supergroupe torontois The Human Rights. Aucun artifice, juste du bon reggae qui donne le sourire et revigore de nos semaines folles de dur labeur, pour ceux et celles qui préféraient se nourrir de vibes positives plutôt que de poireauter devant un match des séries.
Mr. 82 à l’Anti Bar & Spectacles | « PEW PEW PEW » : C’est vendredi, l’école est finie
Il y a des vendredis soir où l’on a simplement besoin de décrocher, et ce 1er mai à l’Anti Bar & Spectacles, la déconnexion était totale. Pour la génération des 40 ans et plus, entrer dans l’univers de Mr. 82, c’est un peu comme retrouver un vieux coffre à souvenirs caché dans le sous-sol. On parle ici d’une époque marquée par le grand débrouillage de Super Écran, les heures passées à feuilleter le catalogue Distribution aux Consommateurs, les sorties en BMX et les marathons de films de Stallone ou de RoboCop. C’est précisément cette fibre nostalgique que le groupe vient faire vibrer, nous replongeant dans une esthétique des années 80 qui nous a forgés.
Mario2 à l’Esco | Fraîcheur, spontanéité et vers d’oreille
Ce vendredi soir à l’Esco, nous avons assisté au concert de l’année. Le trio Mario2 nous a offert une prestation à l’image de son album, à savoir un concert aussi éclaté et intense que jubilatoire. Nous sommes bien loin des concerts ultra-léchés où rien ne dépasse. Il y a de l’effort dans la décoration et même dans la mise en scène, mais le côté rough des arrangements et certains flottements dans l’interprétation sont finalement ressortis comme une force, mettant de l’avant la spontanéité et l’humain dans toute son imperfection au service des morceaux, vers d’oreille du trio.
Un nouveau jour au Duceppe | De Parizeau à Céline
Quelques mois après le 30e anniversaire du référendum de 1995, anniversaire qui coïncidait avec la création d’Un nouveau jour au Théâtre La Bordée et en cette saison de tous les bouleversements sociaux, la comédie politique satirique de Jean-Philippe Baril Guérard, mise en scène par Michel Nadeau, fait rire et réagir les Montréalais.e.s après son succès retentissant dans la Capitale Nationale.
Le Show mal-amoché au Gesù | Aborder son handicap avec humour
Jeudi soir, le Gesù accueillait des centaines de beaux humains, qui semblaient tous très heureux de venir assister à ce spectacle d’exception. Le Show mal-amoché regroupe trois femmes et trois hommes, humoristes et comédiens(nes), vivant avec des handicaps différents. William Bernaquez, Charlie Rousseau, Angelo Schiraldi, Andréanne Fortin, Michel Cordey et Marie-Christine Ricignuolo s’étaient vraiment bien préparés pour offrir au public des numéros d’une grande qualité.
En images | Julien Doré à L’Olympia
Mercredi 29 avril, en sol montréalais, les cousins français nous ont fait vivre deux événements inhabituels : le but gagnant d’Alexandre Texier, qui a permis au Tricolore de prendre une avance de 3 à 2 dans la série l’opposant au Lightning de Tampa Bay, ainsi que la visite du chanteur Julien Doré, sa première depuis 2017. Notre photographe Pierre Langlois était présent lors du second. Retour en photos sur l’événement.
Le romantisme selon Chopin et Brahms par l’Orchestre symphonique de Montréal | Déclarations d’amour
Deux compositeurs du 19e siècle – Frédéric Chopin (1810-1849) et Johannes Brahms (1833-1897) – pour glorifier le plus intense sentiment humain qui soit, avec éclat et fulgurances. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a littéralement sublimé cette force de vie sous la houlette de la cheffe d’orchestre australienne Simone Young, printanièrement vêtue, vive et enjouée de la tête aux pieds. Une performance magnifiée par la pianiste émérite Yulianna Avdeeva, dont le répertoire de Chopin est le diadème.
Jo Cormier à la salle Albert-Rousseau | De la machine à l’humain
Il y a des soirs où une salle entière semble branchée sur la même prise électrique. Hier, à la Salle Albert-Rousseau, c’était le cas. Alors même que les lumières finissaient de s’ajuster, Jo Cormier lançait au micro un tonitruant «Comme on down mes petites peanuts de Québec!», déclenchant instantanément rires et cris d’amour venus de la foule. Celui qu’on a découvert avec Animal, premier one-man-show salué pour son originalité, présentait cette fois Machine, deuxième spectacle en carrière et nouvelle plongée dans ce qui l’obsède: l’humain, ses contradictions, ses élans, ses travers. Dans une époque où tout doit aller vite, où l’on doit performer et être le plus beau possible, Jo Cormier choisit plutôt de rire des contrastes. Et le salle, manifestement, n’attendait que cela.
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