Death From Above 1979
Critique Publié le

Death from Above au Théâtre Corona | Le ying et le yang du noise punk

Le duo torontois Death from Above était de retour en ville vendredi soir, quelques mois après leur passage au festival Osheaga en août dernier. On les retrouvait en pleine forme pour le début de leur tournée au Théâtre Corona.

Grainger et Keeler ont envoyé la soirée avec Nomad, issue du plus récent album Outrage! Is Now. Après un petit faux-départ, ils se sont repris et ça donnait bien le ton de la soirée. Déjà dès la deuxième chanson, on retombait dans du plus vieux matériel avec l’excellente Virgins, alors que le moshpit se formait timidement durant Caught Up et Turn It Out.

Mis à part le logo aux trompes d’éléphant qui s’illuminait parfois en arrière-scène, on peut dire que l’accent n’était pas mis sur le décor ou les effets visuels. Cependant de bons jeux de lumières créaient parfois de belles images comme lors de Moonlight, où les projecteurs ondulaient de bleu et de vert, donnant l’impression qu’une aurore boréale dansait à l’intérieur du théâtre. Des effets colorés qui s’accordaient bien avec le côté plus dansant, moins mordant du dernier album.

Grainger s’est chargé d’animer la foule entre les chansons, partageant son plaisir de débuter une nouvelle tournée ou racontant la vie de son grand-père. Il a d’ailleurs délaissé sa batterie quelques minutes durant Outrage! Is Now, pour s’avancer au micro au-devant de la scène, mais est vite retourné derrière les tambours pour terminer la chanson et enchaîné avec Holy Books, qui aura probablement été l’une des pièces qui rentrait le plus au poste durant la soirée.

Freeze Me, le premier single du dernier album a aussi fait son effet, mais pas autant que la classique Black History Month, durant laquelle tout le monde chantait en choeur avec le duo. Il y avait réellement une énergie particulière dans la salle à ce moment que l’on n’a pas retrouvé de manière aussi intense jusqu’à la fin du spectacle.

Bien sûr, la très attendue Trainwreck 1979 a aussi été entonnée avec amour, alors que The Physical World a mis le point presque final à la soirée, dans une déferlante d’arc-en-ciel lumineux, tout juste avant le rappel que le groupe a expédié rapidement avec une Pull Out accélérée.

Alors que Keeler, complètement vêtu de noir, se fait plus discret sur scène, canalisant son énergie dans les lourdes distortions de ses guitares et synthétiseurs, Grainger lui brille derrière sa batterie, drapé de blanc, de la racine des cheveux aux pieds, irradiant des kilojoules de bruit. Leur complémentarité est parfaite, telle la représentation rêvée du ying et du yang du noise punk.

Grille de chansons

  1. Nomad
  2. Virgins
  3. Caught Up
  4. Turn It Out
  5. Moonlight
  6. Always On
  7. Little Girl
  8. White Is Red
  9. Outrage! Is Now
  10. Holy Books
  11. Freeze Me
  12. Going Steady
  13. Black History Month
  14. Never Swim Alone
  15. Trainwreck 1979
  16. Romantic Rights
  17. The Physical World

    Rappel

  18. Dead Womb
  19. Pull Out

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