Descendents
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Descendents au Métropolis | Du punk en grande quantité

Reformée pour la quatrième fois en près de 40 ans d’existence, la formation Descendents est venue présenter son tout dernier album Hypercaffium Spazzinate sorti douze ans après le précédent Cool to Be You. Le groupe a vécu de nombreuses séparations durant sa longue histoire, principalement parce que le chanteur et biochimiste Milo Aukerman partait à l’université ou travaillait dans des laboratoires pour faire honneur à ses célèbres grosses lunettes.


Malgré toutes ces années, les Descendents n’ont pas perdu leur style ni leur fougue. En effet, les membres du groupe, maintenant tous dans la cinquantaine, ont enchaîné 38 chansons punk rock en 1 h 30 sans trop prendre le temps de respirer. Autre chose importante qui n’a pas changé : Milo n’a pas troqué ses mythiques barniques pour des verres de contact… fiou!

Plein d’adrénaline

Pour réchauffer la salle, le groupe basque (qui chante en basque) Berri Txarrak a bûché un gros rock de plus en plus intense. Provenant de Scranton (oui, la ville de The Office), la formation The Menzingers suivait sur scène. Les membres sautillaient sur place et gueulaient des hymnes punk rock accrocheuses juste avant l’arrivée des fameux pionniers tant attendus.

Arrivés dans une salle pas mal remplie et devant un public relativement jeune, les Descendents ont introduit la toute première pièce en affirmant que le Canada c’était vraiment bien, mais que dans leur pays… Everything Sux! Comme sur quelques morceaux du dernier album, la formation ne se retenait pas pour aborder le climat politique américain : « We’re the descendents of immigrants like everyone up here. »

Toujours plein d’énergie sur scène, Milo ne se retenait pas non plus pour animer la foule de temps en temps, en criant un « Montréal » en plein milieu d’une chanson s’il le fallait.

Beaucoup de chansons

Ce qui est pratique avec les Descendents, c’est qu’avec une moyenne de deux minutes par chanson, les membres peuvent se permettre d’en jouer une tonne en spectacle. Et ils en ont choisi des pièces à travers leur répertoire s’étalant sur quatre décennies pour plaire aux nouveaux fans autant qu’aux nostalgiques. Aucun album n’a été mis de côté!

Ils ont enchaîné rapidement classique après classique, notamment avec Myage, Hope, Silly Girl qui a certainement influencé beaucoup de groupes pop punk des années 1990, ainsi que When I Get Old durant lequel Milo a esquivé comme un pro un objet volant non identifié. Mais évidemment, ils ont aussi mis l’accent sur les nouveautés en jouant pratiquement les trois quarts du dernier album.

Après une heure, les Descendents ont donné un premier rappel en jouant entre autres la célèbre I’m the One. Le public a patienté dans une salle aux lumières clignotantes et désarçonnantes pour finalement voir les punks revenir pour un deuxième et dernier rappel. Du début à la fin, le groupe a offert un show simple, direct, fort et efficace avec des pièces toujours aussi accrocheuses et enragées.

Mention spéciale aussi au très beau tshirt poutine spécialement conçu pour Montréal.

Liste de chansons :

  1. Everything Sux
  2. Hope
  3. Rotting Out
  4. Good on Paper
  5. Pervert
  6. Clean Sheets
  7. My Dad Sucks
  8. Nothing With You
  9. I Want To Be A Bear
  10. Full Circle
  11. Van
  12. Silly Girl
  13. Testosterone
  14. Who We Are
  15. Myage
  16. Victim of Me
  17. Talking
  18. Coffee Mug
  19. Weinerschnitzel
  20. Get the Time
  21. I Don’t Want to Grow Up
  22. Shameless Halo
  23. I Like Food
  24. When I Get Old
  25. Coolidge
  26. Without Love
  27. Surburban Home
  28. Thank You
  29. Descendents

Rappel 1 :

  1. Feel This
  2. I’m the One
  3. Bikeage
  4. Smile

Rappel 2 :

  1. Sour Grapes
  2. No Fat Burger
  3. Spineless and Scarlet Red
  4. Catalina

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