Destroyer
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Destroyer – Poison Season (***½) | Bouillon de poulet pour l’âme

Destroyer - Poison season Destroyer Poison season

Le nouvel album du Canadien Destroyer est sorti en août dernier et bien évidemment, nous l’avons écouté. Le leader du groupe Dan Bejar, aussi connu pour ses multiples collaborations avec New Pornographers, nous a offert une oeuvre tout aussi indescriptible que ses précédentes.

Poison Season arrive juste à temps pour l’automne puisque les mélodies jazz mélancoliques de cet album se prêtent à ravir à la saison officielle du cocooning. La voix de Bejar, à la fois forte et vulnérable, raconte des histoires accompagnée par une myriade d’instruments. Violons, percussions et saxophones s’entendent d’un parfait accord créant ainsi des mélodies ultra romantiques. L’album débute avec Time Square Poison Season I qui a quelque chose de très cinématographique. Elle donne littéralement envie qu’un bel étranger court derrière nous en nous lançant des « je t’aime ». Cette piste comporte d’ailleurs une partie II (Time Square Poison Season II) ainsi qu’une deuxième version, cette dernière étant rock folk (beaucoup moins prenante).

Se poursuit donc la traversée d’une douce nostalgie avec la pièce Dream Lover, vers une destination beaucoup plus rock. Elle est probablement la pièce la plus mainstream de l’album donc logiquement, la plus facile à apprécier à la première écoute. Une transition quasi entière a lieu lorsqu’on écoute The River et Archor On the Beach, qui sont des chansons essentiellement jazz. Il va sans dire que ce passage d’un style à un autre peut être dérangeant pour certains canaux auditifs mais c’est un chaos qui est propre à Bejar. Une fois qu’on a pénétré dans son univers, chaque son se justifie de lui-même. 

La musique de Destroyer est très intellectuelle tant dans les arrangements sonores que dans les silences de sa voix. La symphonie des instruments à cordes (éléments qui n’étaient pas présents avec ses deux derniers album rock-indie, Five Spanish Songs (2013) et Kaputt (2011) ), quasi présente de la première à la dernière piste donne un ton baroque à Poison Season.

Verdict ? Poison Season est un bouillon de poulet pour l’âme; un album doux et introspectif qui se situe quelque part entre les rythmes très pop de David Gray et les chants émotifs et intemporaux de David Bowie.

Chanson coup de coeur: Time Square Poison Season I.

 

 

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