Gazoline
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Entrevue avec Gazoline (dans une église) | Le feu sacré du rock’n’roll

C’est devant une église arborant une affiche de Gregory Charles (!) que nous avons donné rendez-vous aux gars de Gazoline, pour discuter de leur plus récent album, Brûlensemble. Après une tournée dans l’Ouest canadien, ils seront de retour le 5 novembre prochain en plateau double avec Les Goules, un spectacle présenté par Sors-tu.ca dans le cadre du festival Coup de coeur francophone. Sors-tu.ca a tenté de les ramener dans le droit chemin en allumant quelques cierges en l’honneur du rock’n’roll dans un lieu sacré de Rosemont.


Les gars de Gazoline ne sont pas connus pour faire dans la dentelle. Ce qui semble davantage les allumer, c’est de parler directement et sans artifice. « Nous autres les métaphores, ça nous appelle pas tant que ça. Tsé le P’tit bonheur de Félix Leclerc, c’était une chix. On le comprend, il aurait pu le dire », nous raconte Xavier Dufour-Thériault.

C’est entre autre ce qui le pousse à régulièrement utiliser un lexique de feu dans ses textes (oui oui, littéralement de feu!): « Souvent on va y aller dans la facilité, genre le feu qui est parfait pour dire un peu l’espèce de passion rock’n’roll qu’on a, passion un peu intangible qu’on veut garder, qui nous accroche à la jeunesse. »

Ce qu’il faut aussi savoir avec Gazoline, c’est qu’ils ne sont pas là pour faire scandale. En fait, pour eux, c’est une formule du rock qui est plutôt dépassée et ennuyeuse, dans un monde où, justement, le rock’n’roll ne fait plus capoter les vieilles matantes. Ainsi, loin d’eux est l’idée de jouer sur les scandales. Au contraire, comme le dit si bien Xavier, « on essaye pas de choquer le monde, on essaye plus de le séduire ».

On en a eu l’exemple le plus parfait, alors que la petite dame bénévole qui nous a accueillis dans la superbe église Saint-Esprit-de-Rosemont est complètement tombée sous le charme de notre jeune bande de bad boys. Comme quoi Gazoline récolte les fans peu importe ce qu’ils font…

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L’heure des confessions

Après cette brève discussion sur les métaphores et les feux, nous nous lançons dans les vrais sujets chauds. Lieu sacré oblige, on passe aux confessions.

Tout d’abord, JC nous raconte un moment qui l’a couvert de honte, et qui continue de le hanter à ce jour. C’était un soir de novembre, alors que Julian Casablancas (chanteur de The Strokes) présentait son plus récent projet musical, Julian Casablancas+The Voidz…

Un peu chaud, je décide de prendre un de nos albums, pis de l’lancer sur le stage, pendant le rappel ou whatever. C’était le plus beau tir de ma vie, qui est atterrit directement dans la face du guitariste, pendant qu’il jouait. J’étais vraiment honteux. J’me suis fait pogner tout d’suite par une gang de la salle, pis j’me suis fait mettre dehors. Mais (le lancer) c’était de loin, là! Eux autres (les gars du band), ils étaient là pis y riaient de moi solide.

Pas fort, JC. Pas fort.

Ensuite, Xavier passe à la confesse:

J’ai déjà fumé du pot dans les loges de mon école secondaire à un show de Malik Shaheed. […] Je m’étais fait pogner par le directeur, pis j’avais dit que c’était Malik Shaheed. Pis il avait dit genre «Là. si tu me dis vraiment que c’est Malik Shaheed, on va faire des poursuites pis tout ça, pis il va être vraiment dans ‘marde», pis j’étais comme « Non, c’est pas moi, c’était Malik Shaheed qui fumait du pot!». J’ai p’t’être scrappé la carrière de Malik Shaheed, mais j’espère que non. J’pense pas là, j’pense c’est de sa faute.

Ouf.

Ça doit faire du bien de se vider le coeur.

Une chose est certaine, après autant d’émotions, on a besoin d’un peu de folie. Pour ça, on peut aller voir Gazoline en spectacle au Club Soda le 5 novembre, en première partie du groupe Les Goules. Ou bien on peut aussi danser tout seul dans son salon en écoutant le dernier album de la formation saguenéenne (mais maintenant installée à Montréal), Brûlensemble.

On peut aussi faire les deux, c’est au choix.

Ou même se rincer l’oeil sur ce nouveau vidéoclip coquin…

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