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Entrevue avec Grenadine

Julie Brunet, choriste et musicienne pour Coeur de Pirate ou encore Le Husky, prend les devants en solo, sous le visage de Grenadine. Un nom qui « pop », raccord aux saveurs sucrées de ses textes. On la retrouve en concert aux Francofolies de Montréal, le 10 juin prochain.

Votre EP de quatre chansons, mis en ligne (en téléchargement gratuit) à l’automne dernier, a été salué par la critique. Quand avez-vous pris la décision de vous lancer en solo et de monter le projet Grenadine ?

Photo : Marc-Étienne Mongrain.

Ça fait trois ou quatre ans que je me disais qu’il fallait que je monte mon projet perso. J’ai commencé à écrire tranquillement. Au début, ce n’était pas terrible. Puis, il y a deux ans, je m’y suis engagée sérieusement. Il y a des périodes où je ne faisais que ça. Encore aujourd’hui, si je le pouvais, je serais en écriture toute la journée.

Si les sonorités de vos chansons sont légères et mutines, les textes eux, sont souvent sombres. Pourquoi un tel décalage?

Mes chansons, je les ai écrites à une période où j’étais dans un mood cynique. Maintenant, les textes que je compose sont différents, plus légers et moins tristes. Mais j’essaye toujours de parler d’amour en évitant le sirupeux et le gnangan. On
peut toujours dire les choses autrement.

Comment avez-vous trouvé votre style?

A la base, je faisais du classique et du jazz. Puis au cegep, j’ai tenté des choses plus expérimentales. Quand j’ai commencé à préparer mon EP, j’hésitais un peu entre le trio pop-rock-folk. La pop s’est imposée lors des arrangements avec mes musiciens et le réalisateur de l’EP, Étienne Dupuis-Cloutier. Et la pop rétro, c’est arrivé après. Certaines critiques m’ont comparé avec des artistes telles que Françoise Hardy. Ce n’était pas la musique que j’écoutais a priori, mais j’ai peu à peu versé dans ce style.

Entre études, boulots, et concert, vous êtes aux fours et aux moulins.

Oui, mais en même temps, quand on est une jeune chanteuse qui débute, on n’a pas trop le choix. Et puis, la musique, ça devient vite intense. Ce n’est pas comme un job qui finit à 5h. Elle t’envahit jour et nuit. Faire le vide, décrocher, c’est essentiel.

Julie Brunet, plus auteur, compositeur, ou interprète?

Je ne suis pas une chanteuse à voix, ni une grande musicienne. Je ne suis pas une interprète et j’ai besoin d’aide pour mes compositions. Je me verrais plus comme
une fille qui écrit des chansons et qui essaie de faire le mieux qu’elle peut.

Pourtant, avec un passage aux Francofolies, un album à l’automne… Pour une première année en solo, cela commence plutôt bien !

Je ne m’attendais vraiment à rien. Mais ça se passe exactement comme ce que j’aurai pu espérer. Et puis, même si j’ai fait de la scène depuis longtemps, ce n’est
pas pareil. J’ai accompagné Cœur de Pirate ou le Husky aux Francofolies, mais là, c’est mon projet.

Parlez-nous de votre concert aux Francofolies.

Nous serons cinq sur scène : cette fois-ci j’ai un band complet. Nous allons faire une quinzaine de chansons, dont quelques reprises, et j’ai des invités spéciaux… Des
surprises, que des surprises !

Pour retrouver Grenadine en concert, rendez-vous à la tente Slam Pepsi, angle Sainte-Catherine et Bleury, le vendredi 10 juin à 19h.

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