Too Many Zooz
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Entrevue avec Too Many Zooz | Du métro à L’Astral

À Montréal, on est habitué aux musiciens souterrains qui agrémentent nos virées dans le métro. New York est pareil, sauf qu’un vidéo viral a propulsé un de ses groupes anonymes tout droit vers la gloire. Too Many Zooz est devenu un réel phénomène tant par son origine que par son style unique.

Si on avait à décrire Too Many Zooz, on pourrait dire qu’avant 2014, c’était une formation underground. Littéralement underground puisqu’ils se produisaient pour le plaisir dans les stations de métro new yorkaises. Ainsi, Leo Pellegrino au saxophone baryton, Matt Doe à la trompette et David « King of Sludge » Parks aux percussions se rendaient dans les souterrains fréquentés pour présenter leur musique incomparable: de la brass house (de la house faite avec des cuivres). Il faut l’entendre pour le croire.

Le trio a fait paraître son premier EP F NOTE en 2014 puis s’est transporté du métro à la scène de nombreuses salles lors d’une première tournée. Depuis, ils ne sont plus vraiment redescendus sous terre, sauf exception, et continuent de grimper et faire leur marque dans les palmarès. Tellement qu’en 2016, ils ont accompagné nulle autre que Beyoncé sur la scène des Country Music Awards. Surveillez la marque de 3:45 dans la vidéo qui suit.

Ils ont maintenant quatre EP et un album complet sous la ceinture et passent leur temps en studio pour enregistrer du nouveau matériel. Entre les spectacles et l’enregistrement d’album presque à l’année longue, on peut dire que les gars de Too Many Zooz sont très occupés.

Ils ont toutefois très généreusement inclus une date montréalaise à la fin mars pour venir nous passer le bonjour pour une seconde fois. On avait pu les voir au Festival international de Jazz de Montréal l’été dernier et les voilà de retour au printemps déjà, encore une fois invités par le festival, le 31 mars prochain à L’Astral. On ose croire que Montréal est un de leurs coups de coeur.


 

Entrevue éclair avec Too Many Zooz

Sors-tu.ca a eu la chance de s’entretenir avec Too Many Zooz le temps d’une courte entrevue où on a voulu savoir comment la formation envisageait ce second passage dans la métropole.

Vous avez débuté votre carrière musicale en jouant dans les bouches de métro de New York et vous êtes devenus viraux rapidement en 2014. Pensez-vous que votre gloire subite a mis de la pression sur la façon dont vous faites votre musique?

Je ne pense pas. Notre musique a toujours été influencée par les gens. Elle a été façonnée par les New Yorkais. Après, nos vues et notre plateforme élargie est simplement une version augmentée de nous qui jouons pour les New Yorkais dans le métro.

Est-ce que jouer semble maintenant plus froid maintenant que vous jouez sur des scènes plutôt que dans le métro si près de vos fans?

Pas nécessairement. Ça peut être plus difficile de connecter avec un public simplement à cause des barrières additionnelles et la distance, mais c’est aussi dope d’une certaine façon. Jouer pour une foule de milliers de fans, c’est absolument fou!

Vous avez un style très funky dans votre style, votre musique, vos vêtements et vos moves. Pensez-vous qu’il est nécessaire de se démarquer ainsi pour convaincre la plus jeune génération d’écouter de la musique à dérivé jazz?

Je ne sais pas! (rires) Je ne pense pas à ça. Sois toi-même, tu sais. Les jeunes devraient faire ce qu’ils veulent, écouter les albums qu’ils ont envie d’entendre et découvrir ce qu’ils aiment.

Vous définissez votre style musical comme étant brass house. Diriez-vous que vos fans proviennent de milieu plus jazz ou house.

Je ne sais vraiment pas. Je ne considère pas notre musique comme du jazz. C’est beaucoup plus similaire à la house qu’à quoi que ce soit d’autre, mais vraiment, notre musique est son propre truc. Je pense que nos fans sont une sorte de représentation de ça. Une foule très éclectique, un groupe fait d’individus.

Vous serez de passage à Montréal le 31 mars. Ce sera votre seconde fois à Montréal. Comment décririez-vous votre public montréalais?

Montréal est l’fun! Bruyante, mais une belle place.

Il y aura fort probablement de la neige encore ici à Montréal. Pensez-vous que ça aura une certaine influence sur l’ambiance générale du show?

D’une drôle de manière, chaque petite chose a une incidence sur la performance. Même la météo.

Comme vous êtes des habitués de performances dans le métro et puisque nous avons un métro ici, pensez-vous faire une prestation impromptue dans une de nos stations souterraines?

Non, probablement pas. Honnêtement, on n’a pas le temps! On est constamment sur la route ou dans le studio ou aux deux en même temps, donc c’est assez difficile de planifier ça.

Qu’est-ce qui vous attend pour le reste de 2018?

Des tonnes et des tonnes de shows. Quelques festivals. De la nouvelle musique… Beaucoup de choses!

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