London Grammar
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Entrevue | London Grammar : Comment gérer un succès insoupçonné

Le jeune trio anglais London Grammar s’amène à l’Olympia de Montréal ce vendredi 23 janvier, soit moins de six mois après leur passage remarqué à Osheaga, pour un concert à guichet fermé. Sors-tu.ca a eu l’occasion d’en discuter avec le guitariste Dan Rothman, au terme d’une année 2014 tout feu tout flamme.

L’engouement fut presque immédiat en Europe, en septembre 2013, lorsque London Grammar a lancé If You Wait, son premier album qui propose une pop un peu trip-hop et certes très dramatique, comme un croisement entre Portishead et Florence + The Machine.  La musique est envoûtante, et la voix cristalline de Hannah Reid survole celle-ci avec grâce.

L’Amérique a emboîté le pas au printemps 2014, soutenu par un buzz considérable en provenance du Vieux Continent, ainsi que des participations remarquées à SXSW, certains talk-shows américains (Letterman, Kimmel, Fallon) et une présence en première partie de Coldplay à plusieurs endroits aux États-Unis.

Question de frapper pendant que le fer est encore chaud, le nom de London Grammar se trouvait sur plusieurs affiches de festivals à l’été 2014, et le groupe prévoyait se lancer ensuite en tournée nord-américaine à l’automne.

 

Problèmes de santé ou conflit d’horaire ?

Au départ, donc, le retour de London Grammar à Montréal après Osheaga devait avoir lieu le 18 novembre dernier, au Club Soda. Toutefois, en octobre, le trio annonçait que la tournée nord-américaine prévue pour l’automne allait plutôt avoir lieu en janvier. Le groupe évoquait des « conflits d’horaire », alors que certains médias laissaient entendre qu’une fatigue vocale affectait la chanteuse Hannah Reid.

« Ce n’était pas vraiment une question de santé en tant que tel, justifie Rothman. Disons simplement que 2014 a été une année folle, au-delà de toute attente, et que nous n’avons pas exactement géré notre temps et nos énergies de la façon la plus raisonnable. Il est primordial pour nous que la musique prime, et afin que ça reste le cas, il fallait reprendre notre souffle. »

 

Retour à Montréal 

Rejoint au téléphone en direct de Nottingham, en Angleterre, Dan Rothman exprimait un enthousiasme marqué en vue de la virée de 13 dates qui débutera mercredi à Toronto, et se poursuivra jusqu’au 7 février à Oakland en Californie.

Photo par Guillaume

Hannah Reid, de London Grammar. Photo par Guillaume Jolicoeur.

« Contrairement à ici, en Angleterre, nous en sommes encore à une phase d’exploration par chez vous, comme au début d’une relation. C’est très excitant pour nous de revenir vous voir. »

Le guitariste conserve d’ailleurs de très bons souvenirs de son dernier passage à Montréal, le vendredi 1er août dernier, sur la scène Verte d’Osheaga. « Je le dis souvent : Osheaga a été l’un de nos festivals préférés. Ils font réellement ce qu’il faut pour qu’on se sente à la maison. On nous traite aux petits oignons! »

London Grammar s’est d’ailleurs lié d’amitié avec un trio d’ici : Half Moon Run. En fait, la relation s’était créée lorsque les trois Montréalais étaient en spectacle en Angleterre à l’automne 2013, et habitaient à quelques coins de rue d’où London Grammar pratique. Osheaga était simplement une occasion de se retrouver.

 

– Dan Rothman : Ils sont venus voir notre prestation, nous avons vu la leur, et au courant du week-end, nous sommes sortis ensemble sur Montréal. La ville était très animée et nous avons passé un très beau moment!

– Sors-tu.ca : Mais cette fois-ci, ce sera un peu différent : vous arriverez en plein hiver.

– Dan Rothman : C’est beaucoup plus froid, hein ?  Comment froid ?

– Sors-tu.ca : Ces jours-ci, environ -25°C…

– Dan Rothman :

– Sors-tu.ca :

– Dan Rothman : Je crois que nous allons devoir repousser la tournée à nouveau.

 

Sacré farceur !

 

 

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