Lagwagon
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Envol et Macadam 2019 – Jour 2 | Force d’attaque sur scène avec Lagwagon

Pour sa deuxième soirée, le festival Envol et Macadam est retourné aux sources, avec un punk cru comme on l’aime bien. Avec en tête d’affiche Lagwagon et à sa tête un Joey Cape un peu (beaucoup) plus énergique et moins monotone que la veille. Le site était rempli à craquer, avec un public qui avait de l’énergie à revendre, slammant déjà sous les premières notes des Québécois de La Purge, et ça ne faisait que commencer.


La Purge

Soyons francs, ça a pris un certain temps avant que le public ne se réchauffe au son des Québécois du groupe La Purge, mais heureusement, un admirateur et un ballon de plage ont permis d’enfin mettre le feu aux poudres.

Énergiques, les quatre garçons ont pris le relais et nous donnaient envie d’aller nous joindre au mush pit, aussi petit soit-il. Même les enfants se mettaient de la partie. Une belle mise en bouche pour ce qui allait suivre avec le hardcore lourd de Peer Pressure.

Peer Pressure

Rares sont les groupes de hardcore avec une frontwoman, mais Peer Pressure peut se targuer de faire partie de ce groupe élite, grâce à la présence de Victoria Mladenovski. Ça fait son charme, puisque la jeune femme mène adroitement le public, qui commence à être un peu plus fourni, autant pour slammer que pour les écouter.

Moment touchant lorsque celle-ci dédiera une chanson aux deux membres disparus du groupe Matriax, qui ont malheureusement perdu la vie dans un accident en Estrie la semaine passée.

BIAS

Gagnants du concours Planetrox Indonésie 2019, ce sera au tour des trois garçons de BIAS de nous en mettre plein la vue. Pour ceux qui se le demandent, PLANETROX est un concours musical mondial dont la mission est de permettre de découvrir les meilleurs nouveaux groupes et de les exposer à un public international plus large. C’est une initiative d’Envol et Macadam en collaboration avec la Ville de Québec. Cette année, nous avons eu la chance de découvrir des groupes émergents du Royaume-Uni, de la Pologne, du Japon et BIAS, à ne pas confondre avec le groupe de musique de l’ex-batteur de Korn, David Silveria, tout droit venu d’Indonésie.

Même s’ils avaient joué la veille sur la scène du Knock-out, ils avaient encore de l’énergie pour se produire samedi soir… malgré la crampe au mollet du batteur, à l’avant-dernière chanson, qui les forcera à interrompre le spectacle quelques instants. Ça ne les empêchera pas de recueillir l’acclamation du public au final.

Comeback Kid

20h30 tapant, c’est maintenant au tour de Comeback Kid de faire son entrée sur la scène, devant une foule gonflée à bloc et hurlant d’excitation.On se pousse déjà pour être au plus près du groupe de Winnipeg. L’énergie des musiciens était palpable et leur frontman, Andrew Neufeld, ne se laissera pas prier pour aller plusieurs fois hurler directement dans les oreilles des gens qui s’entassent dans la première rangée.

Le band s’en est donné à coeur joie avec le public, qui s’entasse comme des sardines sous les viaducs, enchainant leurs plus gros succès ainsi que quelques chansons de leur plus récent album, paru en 2017. Dès l’instant où Neufeld et sa bande quittent la scène, le public est gonflé à bloc pour Cape et sa bande.

Lagwagon

Nous les attendions, ils étaient très en demande et le chanteur revenait pour une deuxième fois en deux jours. C’est sous une salve d’applaudissements que Lagwagon et Joey Cape ont fait leur entrée sur la scène Radio X afin de tout casser, ou presque…

Habitués du public québécois et fort heureux de leur en mettre plein la vue, les Californiens en avaient long sous les bretelles pour nous faire hurler et slammer. On pouvait déjà clairement entendre le public chanter aussi fort, sinon plus fort que le groupe, à la différence de la veille où le public préférait parler. Énergiques du début à la fin, Cape et sa bande détruisaient tout ce soir.

Notons aussi ce moment où Joey rattrapa une cigarette lancée du public et qu’au lieu de la jeter, il la lécha de haut en bas avant de la montrer aux admirateurs. Un moment un peu étrange, un contraste bien évident avec le calme de la veille.

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