Subhumans
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Envol et Macadam 2019 – Jour 3 | Explosive anarchopunk

La troisième et dernière journée du festival Envol et Macadam promettait d’être chargée! Alors que les groupes s’enchainent déjà depuis 13h45, vers les alentours de 17h30, nous aurons eu droit entre autres à un melting pot de joyeux lurons québécois tels que Keith Kouna, Mononc’ Serge et Carotté, avant de voir les très attendus Bigwig et Subhumans.

La scène alternative québécoise était bien représentée à E&M dimanche. Carotté, Keith Kouna et Mononc’ Serge se sont à tour de rôle enchainés pour rocker les quelques admirateurs présents à l’Îlot Fleurie en ce samedi frisquet. Plusieurs ont été curieux et sont sortis de la tente du marché alternatif pour comprendre pourquoi les colorés de Carotté criaient des noms de légumes, et il fallait faire gaffe de ne pas recevoir une cigarette ou une bière par la tête au show de Keith Kouna! Mononc’ Serge, lui, nous a présenté son émission de cuisine avec ses chansons « réchauffées » telles que J’sens l’punk ou Tout l’monde se crisse de Mononc’ Serge.

* Keith Kouna.

Bigwig

Puis ce fut rapidement au tour des punks du New Jersey, Bigwig, de monter sur la scène. Ils semblaient être très attendus du public qui lui a rapidement formé un gros circle pit qui finira par être tellement large que cela donnait l’impression que la foule au complet participait et si intense qu’on aurait eu envie de s’y joindre. Le groupe a également profité de l’occasion pour dédier une chanson à la chanteuse de The Horny Bitches qui est décédée plus tôt cette année.

 

Subhumans

Dick Lucas a peut-être 58 ans, mais ce n’est certainement pas lui qui s’empêchera d’occuper tout l’espace sur la scène qui lui sera donnée, faisant des allers et retours en sautillant et en lançant des coups de micros énergiques.

Véritable légende de l’anarchopunk des années 80, Subhumans savent comment mettre le feu aux poudres. Si le terrain rocailleux de l’Îlot Fleurie s’est vidé après la forte performance de Bigwig, cela n’a laissé que plus d’espace pour les maniaques de circle pit qui s’en sont donné à coeur joie, empoussiérant la moitié du terrain. Lucas parle peu, mais laisse la place à la musique, qui aurait quasiment pu décoller les graffitis qui nous entouraient.

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