Omar Souleyman
Critique Publié le

Ancient Future 2017 – Jour 1 | Bonne prog, bon setup, grosses ambitions…

Le festival Ancient Future, présenté, vous l’aurez deviné, par les gens de chez Ancient Future, reprenait d’assaut le Quai de l’horloge dans le Vieux-Port de Montréal, ce vendredi. Un bon set-up, une bonne programmation, mais peut-être de trop grandes ambitions.

En fait, c’est quand on calcule le ratio du potentiel qu’a l’évènement VS l’ampleur réelle qu’il avait hier qu’on se rend compte qu’il manquait peut-être quelque chose.

Et ce quelque chose, c’est tout simplement plus de monde. Parce que l’endroit en soi est bon : deux scènes et quelques tentes dispersées dans un décor bucolique, en plein sur le Quai de l’horloge, avec en prime, le grand Hangar 16 entièrement mis à la disposition des fins de soirées du festival.

Ce qui nous fait d’ailleurs réaliser à quel point le Hangar 16 est sous-utilisé par les promoteurs montréalais. Une gigantesque salle au look industriel, à l’entrée du Vieux-Port, voulez-vous ben me dire pourquoi y’a pas plus de spectacles qui se donnent là-dedans?

Mais bref, Ancient Future a eu une excellente idée en s’accaparant le hangar, sauf que l’endroit est tellement grand que si la foule n’est pas elle aussi énorme, il a l’air vide.

Mais hey, le monde qui était là par contre était VRAIMENT là.

Entre autres, on salue les deux gars qui sont venus voir Omar Souleyman en étant déguisés eux-mêmes en Omar Souleyman.

On n’est toujours pas certains si c’était vraiment cute et flatteur ou si c’était un petit peu raciste, mais dans tous les cas ils avaient du gros fun et ils ont bien fait sourire l’artiste syrien. Mais monsieur Souleyman a encore plus souri quand il a vu flotter dans la foule le drapeau de son pays natal. Drapeau qu’il a d’ailleurs agrippé et avec lequel il s’est pavané sur scène un moment.

Malgré l’heure (il n’était que 19 :30), la techno arabo-épileptique de Souleyman et de son claviériste a réussi à en faire danser plus d’un. En fait, à la fin non seulement tout le monde dansait, mais en plus, tout le monde dansait en mimiquant les fameux moves du chanteur.

Après cette prestation se sont enchaînés quelques artistes montréalais, dont plus notablement Maky Lavender, rapper du West Island à l’énergie impressionnante. Mais ce n’est qu’à l’arrivée de The Underachievers que la fiesta aura repris pour de vrai. Le duo new-yorkais, dont l’album Renaissance est sorti il y a quelques mois, a livré les grosses basses dont avaient besoin les membres de l’assistance pour réellement commencer la soirée.

Dommage que ce soit arrivé si tard dans le processus.

Mais ce n’était que la première journée du festival. Voyons si les gens sont plus réchauffés aujourd’hui.

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