St. Paul and The Broken Bones
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Festival de Jazz de Montréal 2018 | St. Paul and the Broken Bones and the show qui rajoute de la chaleur sur la canicule

Il fait 40 dehors, 35 en-dedans. Mais quand t’es un p’tit gars de l’Alabama, c’est pas ça qui va t’empêcher de danser et chanter et porter un complet fleuri avec une cape dorée par-dessus. C’est ce que Paul et ses Broken Bones sont venus prouver en ce mercredi de canicule.

Charisme.

Mettons qu’on avait à réduire la prestation de St. Paul and the Broken Bones en un seul mot, ce serait « charisme ».

Ok, donnons-nous 3 mots : charisme, voix, extravagance. Les 3 piliers de tout artiste soul qui se respecte.

Et c’est un vent de fraîcheur (doublement appréciable vu la température de centre-de-la-fucking-Terre qui régnait ce soir-là) que de voir quelqu’un du gabarit de Paul maîtriser cet art comme un chef. Parce que sur papier, ça ne fait pas beaucoup de sens : un blanc mais qui chante comme Otis Redding, qui a l’air de Jean-Lou le hot-dog Duval en talons compensés mais qui se dandine comme pas un.

Pourtant ça marche comme une tonne de brique. Surtout sur des pièces plus funky comme la p’tite dernière, Apollo, un des points forts de la soirée (les gars ont d’ailleurs fait quelques autres chansons qui apparaîtront sur le nouvel album et on voit la tendance plus funk prendre un peu plus de place dans les compositions).

C’est sûr que d’être backé par un groupe aussi talentueux doit aider. Le chanteur a d’ailleurs laissé ses musiciens faire une pièce instrumentale, question de prouver qu’ils se débrouillent très bien seuls.

Seule chose regrettable : c’était la première visite de St. Paul à Montréal, et y’avait pas tant de monde dans le MTELUS. Oh well. On verra ce que ça donne la prochaine fois.

Y’avait encore moins de monde pour apprécier la première partie, Con Brio. Pas un groupe qui apporte de la grosse nouveauté, mais pour réchauffer une foule, les mouvements pelviens du chanteur et son énergie font la job rien qu’en

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