MO Kenney
Critique Publié le

Festival de Jazz de Montréal – Jour 10 | MO Kenney au Savoy du Métropolis

Dimanche soir, dans le cadre de ses concerts intimes, le Festival de Jazz accueillait Mo Kenney au Savoy du Métropolis. La chanteuse originaire de la Nouvelle-Écosse a offert une soirée toute en simplicité et pleine d’authenticité.

Photo par Pierre Bourgault.

Photo par Pierre Bourgault.

Dans la petite salle en haut du Métropolis, la jeune femme de 22 ans, sobrement vêtue,  était seulement accompagnée de sa guitare acoustique. Et malgré qu’elle n’ait qu’un album à son actif, le public semblait déjà conquis, attentif au folk envoûtant de la chanteuse, tous les regards étaient tournés vers elle.

Avec beaucoup d’assurance et d’humour, elle présentera chacune de ses chansons. Provoquant à de nombreuses reprises les rires dans l’assistance. De petites histoires, des anecdotes, des rencontres, des soirées enivrées qui l’auront inspirée. Simplement, comme à son image, elle livrera des parcelles de sa vie.

Durant plus d’une heure, Mo Kenney interprètera tous les morceaux de son disque homonyme, comme Happy Song, seule chanson joyeuse qu’elle ait composée. Et  Sucker –grâce à laquelle elle est sélectionnée pour un prix de la SOCAN — qui fût chaleureusement accueillie. Dès les premières notes de l’entrainante Déjà vu les acclamations se sont fait entendre dans la salle.

Deux nouvelles chansons seront aussi interprétées et, du propre aveu de la chanteuse, une qui n’est pas totalement terminée qui n’a qu’un titre temporaire pour le moment. Des nouvelles compositions parfaites pour nous donner envie d’entendre son prochain opus.

Par contre, c’est difficile de faire un spectacle complet lorsque nous ne possédons qu’un seul album. Pour remédier à la situation, quelques « covers» s’ajouteront au spectacle. Son interprétation d’It’s okay du groupe Land Of Talk – une belle attention de choisir une chanson d’un groupe montréalais – a été des plus réussis.  Sans oublier sa touchante version de Between the bars du défunt chanteur Elliott Smith. Deux moments forts de la soirée, qui ont fait autant plaisir à la chanteuse qu’à ses fans.

Rien d’excentrique, une Mo Kenney avec sa guitare et ses chansons, un moment à la fois intime et savoureux. Et l’envie que la soirée se prolonge encore un peu, d’aller prendre un verre au bar avec elle comme elle le proposa avant de quitter la scène.

 

Photos en vrac (par Pierre Bourgault)

Mo-Kenney-fijm-jazz-montreal-2013-5Mo-Kenney-fijm-jazz-montreal-2013-6 Mo-Kenney-fijm-jazz-montreal-2013-4 
Mo-Kenney-fijm-jazz-montreal-2013-2
 Mo-Kenney-fijm-jazz-montreal-2013-1

Vos commentaires