Marillion
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Festival d’été de Québec 2014 – Jour 10 | Marillion au Parc de la Francophonie

Une bande de « freaks » se sont déplacées en cette 10ième soirée du Festival d’été de Québec pour voir le band culte Marillon au Parc de la Francophonie. Dans un mariage de style un peu étrange, la première partie était assurée par le groupe indie-électro montréalais Suuns.

20h15 : Suuns

Normalement, une première partie – surtout celle tout juste avant le groupe principal – sert à réchauffer la foule et à mettre tout le monde dans l’ambiance de la soirée. Suuns a plutôt semblé faire l’inverse samedi soir si l’on se fie au regard perplexe de plusieurs membres de la foule. Ce n’est pas qu’ils ont offert une mauvaise performance – loin de là. Leurs grooves électro lents et un peu saccadés étaient fort intéressants, mais ne convenaient tout simplement pas aux gens sur place. N’aidant pas leur cause, les niveaux de basse étaient tout croche et les retours de son, fréquents.

Dommage pour le groupe, parce que sur une autre scène ou bien lors d’une autre soirée, ça aurait pu faire un tabac. Le Cercle ou l’Impérial en fin de soirée viennent à l’esprit.

Suuns, photo par Daniel Bouchard

Suuns, photo par Daniel Bouchard

 

21h30 : Marillon

Marillon est possiblement devenu au fil des années le groupe culte de référence. Ils ont des fans dévoués et passionnées (auto-surnommés des « freaks ») qui se déplacent souvent sur de grandes distances pour voir un seul concert. Pas étonnant alors que le site était rempli de gens arborant des t-shirts du band.

Le groupe est tout de même venu d’Angleterre uniquement pour ce concert et leur motivation était évidente. La voix puissante du chanteur Steve Hogarth faisait grand contraste aux marmonnements du chanteur de Suuns, mais celle-ci a semblé se fatiguer rapidement, notamment lors de la chanson Easter. Le reste du groupe était solide tout en étant quelque peu effacé. C’est vraiment Hogarth qui prend les commandes et anime la foule.

Marillion, photo par Daniel Bouchard

Marillion, photo par Daniel Bouchard

Une chose que le groupe devrait peut-être considérer renouveler sont les infographies qui roulent sur les écrans derrière eux. Les petits coeurs qui tombaient comme de la pluie lors de Gaza, c’était quétaine quelque chose de rare.

Les petits problèmes de niveau de basse étaient encore un peu présents, mais rien de trop grave. La sélection de chansons fut intéressante, allant de 1980 jusqu’au plus récent album Sounds That Can’t Be Made. En tout et partout, c’était une performance solide du groupe et les fans finis ont semblé repartir bien satisfaits de leur expérience.

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par Daniel Bouchard

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