Sebastian Bach
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Festival d’été de Québec 2018 – Jour 3 | Sebastian Bach : Un plaisir difficile à bouder

Une salle remplie à pleine capacité, une pile d’amplis Marshall et des hits des belles années du glam rock. Parfois, il ne faut pas chercher trop loin pour trouver le bonheur. Avec Sebastian Bach et sa bande, tout y est: la chevelure, les gros refrains et le meilleur de Skid Row. Devant un Impérial surchauffé, il était impossible de bouder son plaisir.

On ne parle pas ici d’une soirée à l’avant-garde et qui sera le sujet de conversation des millénaux lors de leur brunch dominical, mais il faut admettre qu’une soirée avec Sebastian Bach, c’est du gros fun noir. Dès les premières secondes de Slave to The Grind, en guise d’introduction, le ton était donné. Et sans surprise, le groupe est au sommet de leur forme. En plein milieu de leur tournée estivale, il n’était pas surprenant de voir des musiciens aussi énergiques sur scène.

Et c’est sans parler de Bach lui-même. Lui qui a souvent été critiqué pour des performances so-so dans le passé, samedi soir à Québec, le blond canadien était tout en voix. Son falsetto légendaire était au rendez-vous et perçait au travers les riffs hard rock comme si nous étions encore en 1989. Sans compter qu’il nous a sorti le meilleur de ses cours de français du secondaire à plusieurs reprises. Toujours apprécié par la foule de Québec, même s’il était parfois difficile de comprendre là où il voulait en venir. Lui le premier, d’ailleurs…

Peu importe, nous avons bien compris en début de programme qu’il voulait dédier Dream Forever au batteur de Pantera, Vinnie Paul, décédé dernièrement. Ce ne sera pas tout. Plus tard, le groupe jouera même une excellente version de Cemetery Gates. La perte du Texan n’a laissé personne indifférent dans la scène metal.

Mais ce sont les hits de Skid Row que tous voulaient attendre. Et sur ce, personne n’a été déçu. Après avoir demandé à la foule si des gens se souvenait de Musique Plus – ça existe encore, en passant? –  Bach s’est lancé dans une version épique de 18 and Life où il a invité un jeune sur scène. Pas longtemps plus tard, c’est le toujours efficace slow I Remember You qui a fait valser les bras des fans de tous âges sur le parterre compacté de l’Impérial.

Après ses moments plus émotionnels, le groupe ne perd pas de temps et enligne les pièces plus lourdes sans pause (Rattlesnake Shake, Monkey Business, entre autres). C’est avec ce crescendo que se terminera le concert. Le groupe joue une première moitié de Youth Gone Wild avant de couper la pièce en deux pour se lancer dans une reprises de Shout At The Devil de Mötley Crüe. Inutile de dire que le parterre qui baignait dans sa sueur a utiliser son restant d’énergie pour beugler les paroles de ces deux hits indémodables.

Visiblement heureux de la foule sous ses yeux, Sebastian Bach a pris de longues minutes à la fin du concert à remercier tout le monde et son groupe. Nul doute, le sentiment était réciproque.

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