Twenty One Pilots
Critique Publié le

Festival d’été de Québec 2019 – Jour 4 | Twenty One Pilots mettent le feu aux plaines (presque littéralement)

Pour sa quatrième soirée de l’édition 2019, le Festival d’été s’offrira rien de mieux que la formation de l’heure, Twenty One Pilots. Alors que cette soirée marquait le tout premier passage de la formation à Québec, ce ne sera certainement pas la dernière.


Yungblud lance le bal

S’il y a bien un artiste se produisant sur la scène principale, qui est à surveiller, c’est bien Yungblud. Né Dominic Harrison, l’artiste de 21 ans est originaire de la ville de Doncaster, en Angleterre. Ses traits sévères et sa chevelure sauvage lui donnent des airs de croisement entre Johnny Rotten et 6ix9ine.

Il y a quelque chose d’électrique dans l’air à chaque fois que vous assistez à un spectacle de Yungblud. Tourbillon frénétique d’énergie incessante, il n’est pas surprenant que son auditoire soit tout aussi vivant et enthousiaste que lui.

Yungblud n’est pas seulement extrêmement talentueux, il n’a aussi pas du tout peur d’être lui-même. Arborant une robe de satin et des bas roses, il n’avait pas peur non plus de la soulever plusieurs fois pour dévoiler son boxer. Dans un monde avec tant de négativité, il est rafraichissant de voir un artiste comme lui.

Entre tirage de langue et baiser langoureux avec son guitariste, Harrison ne cessait de nous en mettre plein la vue. Un bon départ pour une soirée qui s’inscrira dans les meilleures de l’édition 2019 du festival à date.

Twenty One Pilots

Ce fut ensuite au tour des Glorious Sons. Si la formation avait fait lever le party lors de leur présence au Bluesfest d’Ottawa, ils refroidissent néanmoins la foule du FEQ, qui n’auront pas autant bouger que lorsque Yungblud le leur a ordonné. La formation de Kingston aurait très bien pu (et peut-être dû) être glissée en première partie d’un groupe plus centré sur le rock que le sera Twenty One Pilots.

Consultez néanmoins les bons mots que le collègue Joshua Lessard avait à leur égard après leur présence au Bluesfest d’Ottawa.

Suivait ensuite la tête d’affiche. Il n’était pas prévu au départ que la formation de l’Ohio, composée de Tyler Joseph et Josh Dun, mette les pieds dans un festival de plus après leur tournée Bandito. Une entente a toutefois été faite à la dernière minute et ils sont finalement débarqués au Québec avec une mise en scène pour le moins spectaculaire sur la scène des plaines d’Abraham, devant l’une des plus grosses foules depuis le début du FEQ 2019.

Les admirateurs, dont quelques-uns qui ont même campé dans la file d’attente, les attendaient de pied ferme, les réclamant plusieurs minutes avant leur entrée, à grands cris. Heureusement, le duo sensation de l’heure, sait comment faire bonne impression en très peu de temps. C’est d’abord Josh, torche enflammée à la main, qui entre sur la scène, sous les acclamations de dizaines de milliers de festivaliers, admirant la foule qui ne semblait pas l’impressionner. Ils ne sont que deux, mais ils font tout et ça se faisait ressentir, mettant littéralement le feu à la scène.

Il y a eu plusieurs moments forts durant la soirée, notamment la reprise de Seven Nation Army des White Stripes par Josh sur sa batterie, directement sur la foule. Et ce moment où ils inviteront les agents de sécurité sur scène pour danser sur Cut My Lip.

Mais au-delà de tout ça, on se rappellera longtemps du moment où tout le monde a dû retenir son souffle, alors que Josh est grimpé — probablement sur un coup de tête, puisqu’il n’avait aucun harnais — jusqu’au sommet de la très haute tour de projecteurs au milieu de la foule, alors qu’il terminait l’impressionnante Car Radio. Un moment saisissant que des milliers d’admirateurs aussi impressionnés que troublés se sont empressés d’immortaliser sur photos et vidéos et surtout une première pour un artiste qui présente un spectacle sur les plaines.

Une chose est sure, le duo de l’Ohio sait mettre le feu aux poudres, menant au doigt et à l’œil le public jusqu’à la fin.

Événements à venir

Vos commentaires