Muse
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Festival d’été de Québec – Jour 11 | Supermassive dernière soirée avec Muse

Muse a fini en beauté le Festival d’été de Québec avec une soirée qui nous en a mis plein les oreilles, malgré un public qui semblait avoir sa semaine dans le corps et un spectacle plus court que le temps qui leur était alloué.

Québec était en dilemme déchirant dimanche soir entre aller voir Iron Maiden au Centre Vidéotron et Muse sur les Plaines d’Abraham. Ceux qui ont choisi la dernière option ont eu droit à un spectacle minutieusement rodé où la foule semblait plus calme que d’habitude. Soit tout le monde avait hâte de se reposer après les onze jours de festival, soit les énervés étaient tous au Centre Vidéotron. Dans tous les cas, c’était tant mieux.

Le trio britannique est monté sur scène sur Dig Down, un morceau disons plus d’introduction vu le down tempo. Les membres sont apparus entre des colonnes lumineuses qui ont servi d’écran toute la soirée. Le rythme rentre dedans s’est installé sur la déferlante Psycho qui suivait.

Le chanteur Matt Bellamy portait pour l’occasion des lunettes à la Kanye West en 2007 illuminées de néons bleus et roses. Il en a dedans ce Bellamy. Toute la soirée, il nous a offert des solos de guitares renversants et sa voix était hallucinante, comme à son habitude. Voir Muse live revient au même que de l’écouter en enregistrement, côté qualité. Bien que c’était un concert extérieur, le son était excellent et on ne perdait rien. Aucune parole, aucune note de guitare, aucun fuzz de basse ne nous échappait.

De toute la soirée, les chansons qui ont fait le plus lever la foule essoufflée sont sans contredis Supermassive Black Hole en milieu de parcours, la plus délicate Starlight, l’hymne à la révolution Uprising et Knights of Cydonia en fin de rappel. Ce sont bien sûr les morceaux qui ont tourné le plus et celles qui plaisaient à tout le monde, fans et moins fans.

En étant un trio de musiciens à chacun son instrument respectif (sans compter le membre anonyme supplémentaire qui venait donner un coup de main à la guitare), chacun pu nous démontrer ses prouesses de maniement d’instrument. Le jeu de guitare et le chant de Bellamy étaient déjà superbes, mais en plus on ajoutait à cela de la basse qui transperçait le corps jouée par Christopher Wolstenholme, et des séquences rythmiques impressionnantes de la part de Dominic Howard au drum.

Vraiment, Muse est un groupe à voir au moins une fois dans sa vie. Toutefois, si on se fie aux commentaires des autres, Muse dans un amphithéâtre est encore meilleur. C’est sûr que les effets spéciaux ont dû être mis un peu de côté pour pouvoir jouer à l’extérieur. La machine est quand même très bien huilée, le spectacle s’enchaînant sans temps mort. Ils auraient pu se permettre de ralentir un peu la cadence et étirer la sauce de deux ou trois chansons de plus. On leur allouait une fenêtre de 21h à 23h, ils en ont pris seulement 1h20…

Bref, ça n’enlève pas à la qualité de ce qu’on a pu voir en fermeture du Festival. Ça été ma foi une belle édition cette année et on a déjà hâte de voir comment le FEQ se surpassera l’an prochain.

Mondo Cozmo en première partie

Personne dans la foule ne savait trop trop qui était Mondo Cozmo. On se disait qu’il s’agissait sans doute d’un des groupes favoris de quelqu’un à la programmation qui s’est dit que ça irait bien avant Muse. Sachant que Muse est en tournée présentement avec Thirty Seconds to Mars, c’aurait été toute qu’une première partie pour fermer le Festival. En tout cas, c’est quand même bien bon cette formation folk de Los Angeles. Ce qui a tout de même été très cocasse, c’est qu’en milieu de parcours, Mondo Cozmo (baptisé ainsi en l’honneur de son chien) a décidé de jouer Bittersweet Symphony de The Verve et la foule s’est retrouvée toute confuse n’étant plus trop certaine qui était l’auteur de ce morceau. C’est un groupe qu’on considère à surveiller, mais à qui ça prendrait un gros hit pour éviter la confusion.

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