Slipknot
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Festival d’été de Québec – Jour 5 | Slipknot aux plaines : voyage au centre des enfers

Pour sa 5e journée, le Festival d’été de Québec (FEQ) s’est offert un beau cadeau en invitant les Américains, rois du nu métal, Slipknot. Si les plaines n’étaient pas débordantes de monde au début de cette soirée de lundi, lorsque les deux premiers groupes ont foulé les planches, c’était bel et bien noir de monde pour Corey Taylor et sa bande.

Québec prouvera encore une fois qu’elle est la capitale du métal (désolé Montréal!) par la puissance avec laquelle les dizaines de milliers de festivaliers accueilleront Taylor et sa bande sur les plaines, qui ont été amplement réchauffées par les deux premières parties (voir plus bas).

Si on connait bien Slipknot pour quelque chose, c’est bien pour les effets pyrotechniques gargantuesques qu’ils utilisent durant leurs spectacles. À grands coups de lance-flammes, d’explosions et d’effets visuels hypnotisants, ils réussissent à captiver quiconque n’étant pas attentif.

Il faudra quelques minutes de retard au groupe pour finalement arriver sur scène après l’heure prévue originalement, et on comprend pourquoi. Une imposante extension de deux étages avait été montée sur la scène et était cachée par d’énormes drapés.

Et les membres de Slipknot n’ont pas l’air très gentils sous leurs masques, Corey Taylor n’a pas manqué une occasion de montrer tout son amour à ses fidèles. Il fera même quelques interactions en français, au grand plaisir des festivaliers. Il osera lui même avouer qu’il aimait, non seulement à Québec, à Montréal mais aussi dans tout le Canada, la passion pour la musique que les gens avaient.

What we have here is a family. As long as you are behind me and I am behind you, no one will be able to attack us.

Il promit à Québec qu’ils reviendront. Il dira aussi aux admirateurs que tout le monde sur les plaines, au spectacle, était une famille, et que la famille était importante.

En terminant avec Duality, juste avant le rappel, ils lançaient une énorme bombe qui retomba dans le public qui, s’ils avaient fait d’énormes circle pit, mush pit et crowd surfing tout au long du spectacle, se déchaîna complètement, et ce peu importe où sur les plaines. Moment fort de la soirée lorsque Taylor incita les dizaines de milliers de festivaliers présents à se mettre à genou et à sauter très haut dans les airs, créant une énorme vague humaine.

« Merci beaucoup, je vous aime »

Merci Beaucoup à toi aussi Corey, nous t’aimons.

 

Light the Torch en ouverture…

Light the Torch est né des cendres de Devil You Know, groupe formé par Howard Jones, l’ex-chanteur de Killswitch Engage (qui jouera en second ce soir). En bref, la formation californienne de new metal, Devil you know, avait acquis toute une réputation mondiale en tant que groupe extrêmement captivant. Vint ensuite une pause avec le départ de leur batteur et membre fondateur, John Sankey, ainsi que des difficultés juridiques.

Après une réorientation et la recherche d’un nouveau batteur, la formation reprit son cours sous le nom Light the Torch. Revival, leur premier album, a clairement gagné en mélodique et en finesse de composition, sans perdre de pression et d’intensité. Et nous comprenons pourquoi ils feront la première partie de cette soirée tout hardcore. Parce que Jones nous livre sa marchandise avec une puissance lyrique qui fait rugir les plaines.

Il nous confiera d’ailleurs être énormément impressionné par la foule qui s’étendait à perte de vue. « Je n’ai jamais entendu parler de ce groupe, mais il s’en vient après nous », a-t-il blagué ensuite, alors qu’il nous présente à Killswitch Engage duquel il a été le chanteur de 2003 à 2012, en remplacement de Jesse Leach, qui souffrait d’une dépression.

 

… suivi de Killswitch Engage

Juste avant Slipknot, nous auront eu droit au métal solide de Killswitch Engage, qui profiteront de leur virée sur les plaines pour célébrer les 20 ans du groupe, notamment en revisitant de plus vieux titres et en conviant même sur les planches le chanteur Howard Jones, déjà présent à l’arrière-scène avec son groupe Light the Torch, pour interpréter End of Hearthache.

Si Leach, chanteur et principal scream, parle peu, il vante cependant les mérites de la foule qui s’étendait à perte de vue dans le terrain. Une masse métal de monde. Leach a aussi prouvé qu’il était le roi de la scène en tirant profit de l’énorme espace que leur offrait le FEQ, allant et venant d’un bout à l’autre de l’immense scène des plaines d’Abraham.

 

Photos en vrac des groupes de lundi soir

 

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