The Who
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Festival d’été de Québec – Jour 8 | The Who sur les Plaines d’Abraham: Une lenteur bienvenue

Les Plaines d’Abraham commencent à être habituées à recevoir des légendes en son sol. Jeudi soir, elles ont écrit une nouvelle page de l’histoire du site avec la première venue du mythique groupe britannique The Who dans le cadre de sa tournée d’adieu. Une première et une dernière.

L’ancien quatuor compte maintenant en ses rangs seulement deux membres originaux et pleins de p’tits jeunes qui viennent leur porter un coup de main. Bien qu’ils aient chacun 72 et 73 ans, Pete Townsend et Roger Daltrey portent encore le statut de rock stars. Le premier joue toujours de la guitare comme un maître avec son mouvement de bras signature en hélice, et le second peut encore compter sur des cordes vocales hors pair.

Contrairement aux autres spectacles à grand déploiement sur les Plaines, The Who et ses musiciens sont entrés sur scène de façon hyper nonchalante, Pete Townsend s’avançant au micro pour saluer sa « jolie » Québec, pour ensuite se munir de leurs instruments respectifs et lancer la soirée sur Can’t Explain.

Ce rythme lent s’est maintenu tout au long de la soirée avec des transitions entre les morceaux quelque peu maladroites. On a pu deviner que certaines lenteurs étaient causées par des problèmes techniques, mais les Who n’étaient pas plus pressés qu’il fallait, au plus grand plaisir des fans.

C’était une soirée de hits jeudi soir, The Who revisitant leur répertoire le plus connu incluant The Seeker, Who Are You, Behind Blue Eyes, You Betta You Bet, Pinball Wizard, Baba O’Riley et Won’t Get Fooled Again. Les jeunes et les moins jeunes dans la foule étaient ravis de ce passage historique qui s’est étiré jusqu’à 23h15, et les jeunes et les moins jeunes sur scène aussi.

The Struts en première partie

Quelle découverte pour le public québécois! Ceux qui les connaissaient d’avance savaient à quoi s’en tenir avec Luke Spiller en tête du band, un showman exceptionnel. Québec découvrait jeudi soir une formation au leader du calibre d’un Freddie Mercury, aux allures d’un Mick Jagger à la voix rappelant parfois un Steven Tyler. Le public était pendu à ses lèvres et répondait à chacune de ses demandes, soit de chanter, de sauter ou de lever les bras au ciel. La formation britannique a avoué avoir peine à percer dans sa terre d’origine, dur à croire vu la qualité du spectacle sur les Plaines, même s’ils étaient seulement la première partie. On en aurait définitivement pris plus!

The Dirty Nil

La formation d’Hamilton en Ontario The Dirty Nil était aux anges de pouvoir ouvrir le bal de cette soirée en compagnie de The Who. En plus, il s’agissait de l’anniversaire de son chanteur qui s’est dit un énorme fan de The Who. Ils nous ont servi une sauce punk rock avec un voix un peu effacée. Un peu moins rock n’ roll que les suivants, mais qui s’accompagnait très bien quand même. Ils ont malheureusement été rapidement oubliés, faute des Struts et des Who bien sûr, mais c’était tout de même une formation à surveiller.

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